Soutien de Mélenchon, Clémentine Autain apprend en direct qu'il veut s’allier au Venezuela et à Cuba

Soutien de Mélenchon, Clémentine Autain apprend en direct qu'il veut s’allier au Venezuela et à Cuba© LOIC VENANCE / AFP
Clémentine Autain et Jean-Luc Mélenchon en manifestation

Visiblement peu au fait du programme international du candidat qu’elle soutient, la conseillère régionale a été déstabilisée par une question sur l’Alliance bolivarienne, une organisation latino-américaine que Mélenchon propose de rejoindre.

Invitée de la chaîne France Info dans la matinée du 13 avril, Clémentine Autain a été prise au dépourvue.

Dans un extrait vidéo choisi par le journaliste Jean-Michel Apathie, on peut entendre l’animateur Patrick Cohen évoquer le programme du candidat de La France insoumise : «Chapitre 62, nous adhérons à l’Alliance bolivarienne, dont les principaux pays membres sont Cuba et le Venezuela et les pays observateurs la Russie [ce qui n'est pas le cas] et l’Iran.» Le programme de la France Insoumise prévoit en effet d'«instaurer une politique de codéveloppement avec l'Amérique latine et les Caraïbes en adhérant à l'ALBA» (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), une organisation régionale politique, culturelle et économique.

Interrogée à ce sujet par Michel Apathie, la conseillère d'Ile-de-France, qui soutient Jean-Luc Mélenchon, concède : «Bien vu, je n'ai pas regardé précisément ce point 62.»

«Avec l’Iran, c’est moche quand même. […] La Russie…», embraye alors le journaliste de France Info – oubliant au passage que cette dernière n’est en réalité pas Etat observateur de l’Alliance.

«Je vais regarder dans le détail, je ne peux pas répondre à cette question comme ça, à froid, je ne sais pas ce qui a conduit à ce point 62. Ce qui compte c’est la logique générale», se justifie Clémentine Autin, visiblement déstabilisée.

Si elle soutient le candidat de La France insoumise, la conseillère régionale entretient quelques divergences avec lui. En mars 2015, elle s'était désolidarisée de Jean-Luc Mélenchon, qui avait refusé d'attribuer à Vladimir Poutine la mort de l'opposant Boris Nemtsov sans preuve, car il serait, selon elle, «naïf d'exonérer» le président russe.

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