François Fillon frappe encore sur François Hollande, Stéphane Le Foll pare le coup

François Fillon frappe encore sur François Hollande, Stéphane Le Foll pare le coup
François Fillon maintient ses accusations contre Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de L'Elysée et François Hollande, ici en juin 2016, photo ©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le candidat des Républicains maintient ses accusations : c'est depuis le sommet de l'Etat que l'«Affaire Fillon» a été orchestrée. Stéphane Le Foll lui oppose qu'en France, n'en déplaise au candidat mis en examen, la justice est «indépendante».

«J'ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents». François Fillon n'en démord pas et se fait même menaçant : «J'ai toutes les indications qui me permettront le moment venu de poursuivre ceux qui ont fait ça», a-t-il promis au micro de la Matinale sur France Inter ce 6 avril.

Selon le candidat des Républicains, les fuites qui ont mené à sa mise en examen le 14 mars pour emplois fictifs, ont donc bien été orchestrées au plus haut sommet de l'Etat. En l'occurrence par François Hollande et le secrétaire de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. «Vous dites que c'est François Hollande qui a déclenché l'affaire ?», demande le journaliste Patrick Cohen. «Oui, bien sûr», persiste le candidat.

Stéphane Le Foll en embuscade

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, avait sans doute vu le coup venir. En interview sur France Info au même moment, il anticipe l'attaque de François Fillon : «Il n'y a jamais eu de cabinet ni noir, ni gris, ni blanc, ni jaune. Et c'est l'honneur de François Hollande», a-t-il fait valoir, «la justice, et ça François Fillon ne veut pas l'accepter, a été indépendante dans la conduite des affaires judiciaires». Et d'affirmer : «C'est un des acquis de ce quinquennat.»

Mais Stéphane Le Foll n'est pas le seul à rejeter catégoriquement les accusations de François Fillon. Ce dernier ayant également accusé dans la même émission «un service de l'Etat» d'avoir «apporté» les documents au Canard enchaîné, Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique, a déclaré que sa «première réaction [était] en réalité de rigoler». Le patron de l'hebdomadaire satirique a ainsi ironisé qu'il «adorerait trouver au courrier une enveloppe bien fournie de révélations comme celles-ci chaque matin». Et d'ajouter «C'est grotesque», promettant que Le Canard répondrait à François Fillon dans son prochain numéro.

Le 24 janvier, Le Canard enchaîné révélait l'emploi passé de Penelope Fillon comme collaboratrice parlementaire, sans toutefois en produire les éléments. Dès le lendemain, le Parquet national financier ouvrait une enquête préliminaire avant de confier le dossier à des juges d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire.

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