Envoi de troupes européennes au Groenland : une tentative «pitoyable» de contenir les États-Unis

Envoi de troupes européennes au Groenland : une tentative «pitoyable» de contenir les États-Unis Source: Gettyimages.ru
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Alors que les États-Unis accentuent leur pression sur le Groenland, l'Europe tente de répondre par un renforcement militaire. Cependant, beaucoup considèrent ces gesticulations comme vaines. Selon les experts et représentants russes, l'Europe prépare déjà le terrain pour accepter une future mainmise de la Maison Blanche sur l'île.

La semaine en cours sera décisive pour le Groenland et déterminera l'avenir de l'île sur laquelle les États-Unis ont des prétentions, a rapporté Bloomberg. Ainsi, le 12 janvier, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a discuté de la question du Groenland et du rôle de l'OTAN dans la stabilité de l'Arctique lors d'une réunion avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul. Après les négociations, ce dernier a déclaré qu'il n'avait aucune indication que Washington envisageait de s'emparer de l'île par la force militaire. La prochaine rencontre de Rubio aura lieu le 14 janvier avec les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland, Lars Lokke Rasmussen et Vivian Motfeldt.

L'Europe ne reste pas les bras croisés. Selon Bloomberg, un groupe de pays européens, mené par le Royaume-Uni et l'Allemagne, discute actuellement de la possibilité de renforcer sa présence militaire au Groenland. Berlin propose d'envisager l'envoi d'une mission conjointe de l'OTAN pour protéger l'Arctique, tandis que Londres appelle ses alliés à renforcer leur présence militaire dans le Grand Nord.

Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a évoqué avec Donald Trump la présence de navires russes dans l'Arctique, soulignant la nécessité de contenir Moscou. Selon le Financial Times, les diplomates des pays scandinaves démentent cependant l'affirmation de la Maison Blanche sur la présence de bâtiment russes et chinois près du Groenland. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a également déclaré que les informations selon lesquelles le Groenland serait encerclé par de nombreux navires russes et chinois étaient fausses.

Contenir la Russie ou contrer les États-Unis ?

Le New York Times rapporte que les Européens tentent de convenir d'une réponse qui permettrait d'éviter une confrontation directe avec Washington sur le Groenland. Parmi les options envisagées, les sources du journal mentionnent un accord visant à renforcer les forces de l'OTAN afin de « contrer plus efficacement » l'influence supposée de la Chine et de la Russie, et même l'octroi aux États-Unis d'un accès aux gisements minéraux du Groenland.

Bloomberg a souligné qu'en envoyant des troupes sur l'île, les dirigeants européens veulent montrer que l'Europe et l'OTAN contrôlent la sécurité dans la région, tentant ainsi de saper les arguments de la Maison Blanche en faveur de la prise de contrôle du Groenland. En outre, selon The Telegraph, l'UE élabore actuellement un plan de riposte au cas où Washington rejetterait l'option proposée de déployer les forces de l'Alliance sur l'île. Il s'agit de préparer des sanctions à l'encontre des sociétés américaines Google, X et Microsoft, ainsi que de certaines banques et sociétés financières.

Renforcement militaire européen : une « pitoyable » tentative de « faire bonne mine », pour des experts russes

Les efforts des Européens sont toutefois considérés comme vains et voués à l'échec. Dans un entretien avec RIA Novosti, Dmitri Rodionov, directeur du Centre d'études géopolitiques de l'Institut pour le développement innovant, a qualifié la perspective d'envoyer des troupes européennes au Groenland de « pathétique » et « pitoyable ». Selon lui, il s'agit d'une tentative des pays européens de « faire bonne mine » alors qu'ils sont en position de faiblesse, ce que les États-Unis ne prendront guère au sérieux.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, Dmitri Poliansky, a déclaré sur la chaîne Rossiïa 24 que même si Washington décidait d'établir son contrôle sur le Groenland, les Européens « le ravaleraient », car ils dépendent des États-Unis sur les plans militaire, stratégique et économique. Selon lui, les pays européens se préparent déjà à cette éventualité et finiront par trouver « une formule » pour expliquer qu'il ne s'est rien passé de grave.

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