«Honteux mépris» des victimes des attentats ? La droite incendie Hollande après sa réponse à Trump

«Honteux mépris» des victimes des attentats ? La droite incendie Hollande après sa réponse à Trump© Michel Euler / Pool Source: AFP
Au Salon de l'agriculture, François Hollande avait voulu envoyer un petit message à Trump

La pique du chef de l'Etat, qui avait assuré qu'en France, personne ne prenait d'armes «pour tirer dans la foule», n'est pas passée inaperçue. Et certains élus n'ont pas manqué de lui rappeler qu'il oubliait un peu vite les victimes d'attentats.

Voulant réagir aux propos de Donald Trump, qui avait déclaré que Paris n'était «plus Paris», François Hollande avait contre-attaqué le 25 février au Salon de l'agriculture, en déclarant : «Ici il n’y a pas de circulation d’armes, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule.»

Une pique à peine déguisée envers le président américain, qui a fait l'effet d'une bombe à droite.

«Toulouse, Charlie, Bataclan, Nice... comment François Hollande peut-il ainsi effacer les victimes ?», a tweeté le candidat à la présidentielle de la droite François Fillon.

«Hollande piétine la mémoire des 238 victimes de la barbarie islamiste depuis janvier 2015. Ces propos sont indignes d'un chef de l'Etat !», a pour sa part écrit le président LR du département des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

Du côté du Front national, la sortie du président a également fait réagir, à l'image du vice-président du parti Florian Philippot, qui a jugé : «Quel manque de respect pour les familles des victimes des attentats. Quelle indécence. Encore 2 mois...»

«Hollande semble avoir déjà oublié les victimes du Bataclan et de Charlie Hebdo. Sidérant», a jugé le secrétaire général du parti frontiste Nicolas Bay.

Le maire FN de Fréjus David Rachline a également donné son avis : «Dans sa réponse à Trump, l'amnésique Hollande oublie toutes les victimes de l'islamisme. Déni pathologique ou honteux mépris ?»

Dans la foulée de sa pique lancée au Salon de l'agriculture, le 25 février, François Hollande s'en était à nouveau pris implicitement à Donald Trump lors de sa visite à Disneyland pour les 25 ans du parc d'attractions. Il avait alors proposé d'envoyer un «billet spécial» à un Américain (sans le nommer) afin que celui-ci «comprenne ce qu'est la France».

Lire aussi : Hollande à Trump : «Ici, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule»

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