Aulnay-sous-Bois : une marche réclamant «Justice pour Théo» (IMAGES)

- Avec AFP

Aulnay-sous-Bois : une marche réclamant «Justice pour Théo» (IMAGES)© FRANCOIS GUILLOT Source: AFP
Plusieurs centaines d'habitants ont marché pacifiquement à Aulnay-sous-Bois

Aux cris de «Justice pour Théo», plusieurs centaines de personnes, mères de famille en première ligne, participaient à une marche à Aulnay-sous-Bois, où ce jeune homme de 22 ans a été gravement blessé le 2 février lors de son interpellation.

Des habitants d'Aulnay-sous-Bois, parmi lesquels de nombreux jeunes vêtus d'un T-shirt blanc réclamant «Justice pour Théo», jeune de 22 ans violemment interpellé le 2 février, se sont rassemblés au pied de l'immeuble où vit le jeune homme, dans la cité des 3 000. 

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Derrière une banderole «Justice pour Théo», ils ont commencé à marcher, en début d'après-midi, vers l'antenne du commissariat située au cœur de cette vaste cité de Seine-Saint-Denis, en chantant la Marseillaise.

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«Y en a marre des cow-boys dans les quartiers», a lancé Houria, 44 ans, à l'AFP. «On en a marre de la violence. Mon fils a 15 ans,  ce sera lui qui demain se fera baisser le pantalon et violer "sans faire exprès" ? Les policiers ne respectent pas les jeunes, comment voulez-vous qu'ils les respectent ensuite ?», s'est-elle interrogée.

Pour Rabia, 50 ans, mère d'un fils de 19 ans et d'une fille de 17 ans, ce qui s'est passé «a choqué tout le monde». Elle a confié avoir «peur» pour son enfant, car «ça peut lui arriver aussi». Même si «les contrôles d'identité se passent bien» d'habitude, là ça a tourné au «drame».

Le 5 février, un policier a été mis en examen pour viol et trois de ses collègues pour violences volontaires en réunion. Les quatre fonctionnaires ont été suspendus de leurs fonctions.

Interrogée sur BFMTV, Aurélie, la sœur aînée du jeune homme, a lancé «un appel au calme» et dit faire «confiance à la justice». «Mon frère est dans un état assez critique», a-t-elle indiqué.

Gravement blessé au niveau de la zone rectale, le jeune homme, qui a dû être opéré, était toujours hospitalisé le 6 février. Il s'est vu prescrire par un médecin de l'hôpital 60 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Tard dans la nuit du 5 au 6 février, les nombreux policiers déployés dans le quartier ont été la cible de tirs de mortier artisanal et cinq personnes ont été interpellées, a confirmé une source policière à l'AFP.

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