«Guérilla urbaine» : un quartier ravagé par une bande armée à Juvisy

«Guérilla urbaine» : un quartier ravagé par une bande armée à Juvisy© PASCAL GUYOT Source: AFP
La police de Juvisy-sur-Orge ne dispose que d'un véhicule pour

Une vingtaine de jeunes cagoulés et armés ont saccagé un appartement, des voitures et des halls d'immeuble, terrorisant les habitants sur leur passage, le 14 janvier au soir. La police, en sous-effectif, n'est arrivée qu'1h30 après les faits.

La ville de Juvisy-sur-Orge dans l'Essonne, a été le théâtre de violences inédites selon son maire Robin Reda (LR). Dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 janvier, une bande cagoulée, armée de barres de fer, de battes de baseball et de machettes a entrepris de saccager l'appartement d'un jeune homme, qui a assisté impuissant à la mise à sac, son bébé dans les bras.

Les individus sont arrivés en bus vers 20h, et ont terrorisé les habitants sur leur passage, détruisant une vingtaine de voitures et fracturant deux portes d'immeubles. Interrogé par France Info, le maire a décrit la scène comme une «véritable guérilla urbaine», ajoutant que les habitants sont restés «médusés, traumatisés, devant ces événements tragiques». 

Si les détails de l'histoire, et particulièrement du mobile, sont encore flous, il s'agirait selon le maire d'un règlement de compte entre bandes rivales. Le jeune homme dont l'appartement a été vandalisé serait une victime collatérale, la bande armée s'étant trompé d'appartement : «[Il n'a] manifestement rien à faire dans cette histoire de règlement de comptes», a déclaré Robin Reda. 

«Les individus venaient de la ville [voisine] d’Athis-Mons, il y a déjà eu 11 interpellations dont sept mineurs», a t-il encore confié, expliquant que ceux-ci avaient «nié les faits en bloc» et qu'ils ont été relâchés le 15 janvier. 

La police n'est arrivé sur les lieux que vers 21h30, soit une heure et demi après les faits. Pour le maire, la raison est simple : le manque d'effectifs. Un seul commissariat couvre les communes de Juvisy-sur-Orge, Viry-Châtillon et Grigny, soit un policier pour 800 habitants. 

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