Primaire de la gauche : les sept candidats s'affrontent lors d'un premier débat

Primaire de la gauche : les sept candidats s'affrontent lors d'un premier débat© JOEL SAGET Source: AFP
Les sept candidats à la primaire de la gauche

Les participants à la primaire de la «Belle Alliance Populaire» confrontent leurs idées sur l'économie, le terrorisme et les questions de laïcité et d'identité durant un premier débat télévisé, le soir du jeudi 12 janvier.

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  • Conclusion !

    - Benoît Hamon souhaite une «gauche qui s'assume» face à «la droite totale» de François Fillon et «l'extrême droite» du Front national.

    - Jean-Luc Bennahmias insiste sur la nécessité d'établir la proportionnelle... et souhaite un gouvernement ouvert à diverses tendances politiques.

    - Arnaud Montebourg souhaite faire barrage «à la chasse aux fonctionnaires, à l'amplification de l'austérité, à la construction d'une société de suspicion».

    - Manuel Valls regrette de ne pas avoir eu suffisamment l'occasion de parler de laïcité, d'égalité hommes-femmes, de culture, et de la «place des anciens» dans la société. «Je veux gagner !», a-t-il tonné.

    - Vincent Peillon refuse une gauche «de posture», et invoque la gauche de Léon Blum, Lionel Jospin et François Mitterrand, qui a su gouverner.

    - Sylvia Pinel entend proposer «un nouveau chemin», une gauche qui «croit aux talents de Français» face une droite qu'elle juge conservatrice, et insiste sur le «progrès».

    - François de Rugy appelle sobrement les électeurs à utiliser leur «liberté de choix».

  • Réformes institutionnelles : Pour François de Rugy, «le 49.3, c'est pas le cœur de la réforme démocratique». Le sujet, selon lui, ne mérite pas que l'on s'y attarde, contrairement à la reconnaissance du vote blanc, la décentralisation ou au non-cumul des mandats.

    Benoît Hamon, lui aussi, souhaite que souhait valoriser le vote blanc.

  • «Laïcité» :  Sylvia Pinel en a «assez qu'on l'associe tout de suite à la question de l'islam», et regrette que certains politiques utilisent ce principe pour «stigmatiser les musulmans».

    «Quand les pères ou les grands frères imposent le voile, c'est intolérable», concède-t-elle néanmoins.

  • Les journalistes abordent la question de la «crise républicaine».

    Benoît Hamon pense que le mot «République», aux yeux des Français souffrant de discriminations, les plus fragiles, les plus modestes, «chante plus qu'elle ne parle». La clé à cette crise, selon le maire de Trappes, «c'est la mixité [sociale] à l'école».

    Manuel Valls, de son côté, a notamment mis l'accent sur «la lutte contre l'illettrisme».

  • Interrogé sur le dialogue entre Jean-Luc Mélenchon et le futur candidat issu de la primaire, Vincent Peillon a déclaré : «Chaque fois que la gauche a gagné, c'est lorsqu'elle a su se rassembler. Peut-être la grande erreur de ce quinquennat est-elle d'avoir été sectaire».

    «La présidentielle, ce n'est pas une course hippique», a lancé Manuel Valls, également interrogé sur les possibles alliances de la gauche lors de la présidentielle.

  • Sécurité : «Je suis favorable à ce que nous renforçons la police aux frontières» de la France, a déclaré Arnaud Montebourg. «Aujourd'hui il n'y a aucun contrôle» hormis au niveau du train Thalis à Paris, a-t-il noté. Pour cela, il s'engage à recruter 12 000 policiers et gendarmes et revoir les accords de Schengen.

  • Pour François de Rugy, outre le terrorisme islamiste, «il y a une autre menace qui pèse sur l'Europe : c'est l'expansionnisme agressif de Vladimir Poutine». Par conséquent, l'écologiste entend établir «une alliance militaire prioritaire avec l'Allemagne et la Pologne».

    «Nous devons discuter avec monsieur Poutine», tout en étant ferme avec lui, tempère Jean-Luc Bennahmias.

  • Imams radicaux : pour Vincent Peillon, «s'ils sont français ils tombent sous le coup de la loi, s'ils sont étrangers, nous devons les expulser». «L'islamisme radical est notre ennemi», a-t-il lancé sans prendre de gants.

    Concernant l'islamisme et le terrorisme toujours, Manuel Valls en a profité pour tacler François Fillon, qui prévoit de supprimer des postes dans la fonction publique. L'ex-Premier ministre de François Hollande, lui, annonce la création de postes de policiers.

  • Terrorisme : «La seule riposte, c'est l'unité nationale», lance Arnaud Montebourg, qui prône la création d'un service civique national.

    Les candidats de la primaire de la gauche, en outre, ont multiplié les commentaires élogieux à l'égard de la gestion de la crise sécuritaire par le gouvernement socialistes.

  • Jean-Luc Bennahmias a été surpris d'entendre les journalistes lui attribuer une mesure – le déploiement de vigiles privés armés dans les centres commerciaux – qu'il réfute. 

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Après la primaire de la droite et du centre, c'est au tour du Parti socialiste (PS) – ou plus exactement de la «Belle alliance populaire», réunissant le PS et ses alliés – d'organiser l'élection de son candidat à l'élection présidentielle de 2017. Dans ce cadre, les sept candidats qui ont été retenus débattent sur le plateau de TF1, jeudi 12 janvier à partir de 21h.

Au programme, trois thèmes : les questions sociales et économiques ; la sécurité et le terrorisme ; et les sujets de laïcité, d'identité et d'immigration. En lice : Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Sylvia Pinel (du Parti radical de gauche), François de Rugy (du Parti écologiste) et Jean-Luc Bennahmias (de l'Union des démocrates et des écologistes).

Deux autres débats seront organisés dimanche 15 janvier et jeudi 19 janvier, avant le premier tour du scrutin, dimanche 22 janvier.

Lire aussi : Une primaire de la gauche bien maussade : tour d'horizon des sondages avant le premier débat

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