Présent à Paris durant la semaine du 12 décembre, le ministre Saoudien de la Défense, Mohammed ben Salmane, se serait vu refuser un entretien avec le candidat Républicain à l'élection présidentielle française, rapporte Le Figaro.
La diplomatie saoudienne sentirait-elle le vent tourner ? Alors que le gouvernement de François Hollande met en oeuvre une politique très favorable à Riyad, client important pour l'industrie française de l'armement, cela n'est pas le cas du grand favori de l'élection présidentielle de 2017. En août 2016, ce dernier avait notamment appelé à «revoir» les relations de la France avec l'Arabie saoudite, position qu'il a maintenue à plusieurs reprises, y compris en accusant le royaume d'être en partie responsable de la situation en Syrie.
«Nous avons effectivement reçu plusieurs demandes émanant de plusieurs sources pour que le prince rencontre François Fillon, mais nous n'y avons pas répondu, pour l'instant», ont confié au Figaro des proches du candidat.
Avant la primaire de la droite, Riyad avait concentré ses efforts sur l'ex-favori des sondages, dont la ligne diplomatique était en adéquation avec l'Arabie saoudite. Notamment sur la situation en Syrie, où Alain Juppé avait clairement exprimé son désir de voir Bachar el-Assad quitter le pouvoir.