François Fillon : «Nous devons revoir nos relations avec l'Arabie saoudite et le Qatar»

© Geoffroy Van der Hasselt Source: AFP

Dans un entretien au Monde, l'ancien Premier ministre a évoqué la nécessité d'interdire le financement des mosquées par l'étranger, soulignant que le burkini et la lutte antiterroriste «ne doivent pas constituer toute la présidentielle».

Dans l'entretien qu'il a accordé au Monde, à propos du danger de l'islamisme radical sur le territoire français, François Fillon a évoqué «un contrôle administratif du culte musulman en surveillant les prêches et en interdisant les financements étrangers des mosquées», appelant de surcroît, à «revoir nos relations avec l'Arabie saoudite et le Qatar».

Par ailleurs, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a estimé que la présidentielle ne se résume pas au «choix d'un super-ministre de l'Intérieur».

«L'élection présidentielle ne peut pas se résumer à un débat sur le terrorisme. C'est le choix de l'avenir de notre pays, d'un modèle de société, pas le choix d'un super-ministre de l'Intérieur», a expliqué François Fillon, ajoutant que «la libération de l'économie est tout aussi centrale que la lutte antiterroriste».

Concernant la lutte antiterroriste, le député de Paris a indiqué qu'il fallait utiliser le livre IV du code pénal qui réprime l’intelligence avec l’ennemi, afin que ceux qui partent combattre en Syrie ou qui entretiennent des liens avec les terroristes puissent être sanctionnés «tout en préservant le respect des libertés individuelles».

L'ex-Premier ministre a par ailleurs proposé la création d'une «instance judiciaire chargée de l’antiterrorisme avec un nombre suffisant de magistrats pour instruire tous les dossiers», indiquant qu'il s'agirait là d'une réponse efficace et respectueuse, mieux que «celle qui consiste à mettre des milliers de suspects en détention sans aucune preuve».

Le candidat à la primaire de la droite s'est également dit favorable à une loi interdisant le port du burkini dans les lieux publics et sur les plages. Le 25 août, le Conseil d'Etat avait imposé de clarifier la situation par la loi.

A ce sujet, François Fillon a estimé qu'«on ne peut pas laisser les maires et les policiers seuls avec leur liberté d'appréciation», mais que cette question ne devait pas monopoliser le débat, comme cela a été le cas avec la déchéance de nationalité, et se focaliser sur le burkini nous détournerait du vrai sujet. Pour lui, il s'agit de la lutte contre ceux qui sont à l'origine de cet intégrisme et la guerre mondiale contre ce totalitarisme.

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