La gauche se félicite de la lucidité du président, la droite dénigre son quiquennat

La gauche se félicite de la lucidité du président, la droite dénigre son quiquennat© Eric FEFERBERG Source: AFP
Le discours de François Hollande regardé en direct

La décision de François Hollande de ne pas se représenter, afin, justifie-il, d'éviter une «dispersion de la gauche» rebat les cartes et ouvre le jeu dans son camp tout en le clarifiant. Pourtant, malgré son abandon, les critiques continuent.

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  • Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dit son «immense émotion» et sa «très grande fierté» au lendemain de l'annonce retentissante du renoncement de François Hollande.

    «J'ai éprouvé à la fois une immense émotion mais aussi une très grande fierté de voir un président de la République être capable, dans un contexte qu'il sait mieux que quiconque à quel point il est difficile pour le pays, dire qu'il préfère son pays, l'État, le sens de sa fonction, le rassemblement, sur toute considération personnelle», a-t-il déclaré devant des policiers dans un gymnase du XIIe arrondissement de Paris où il était venu présenter un plan d'actions pour la sécurité publique.

  • Dans un communiqué de presse, le président du MoDem François Bayrou, a indiqué : «La décision est honorable, même si elle a été contrainte et forcée».

    «Comme il est normal, le président sortant a peint de son mandat un bilan aux couleurs positives, mais les Français connaissent l’autre face de ces années qui ont vu pour beaucoup d’entre-eux les difficultés devenir plus rudes, le chômage frapper de toutes les manières, et s’accroître l’angoisse du lendemain», a poursuivi le maire de Pau, estimant que la nation «ne sort de ce quinquennat ni plus forte ni plus unie».

  • Interrogé par BFMTV, l'auteur de «Un président ne devrait pas dire ça», Gérard Davet, estime que son livre, qui avait fait couler beaucoup d'encre, a créé «les conditions de l’empêchement de François Hollande», les révélations se retournant contre ce dernier.

  • S'exprimant au Salon du cheval à Villepinte, la présidente du Front national Marine Le Pen a estimé que le renoncement de François Hollande à se présenter à l'élection de 2017 marquait «l'échec très lourd du quinquennat».

  • Pour le porte-parole de François Fillon Thierry Solère, en prenant la décision de ne pas se représenter, le président de la République a démontré une «grande lucidité sur son bilan catastrophique».

  • Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche, a affirmé que le Premier ministre, en faisant planer sa menace de candidature à la présidentielle, «avait planté le dernier clou du cercueil de Hollande».

  • Le vice-président du Front National Florian Philippot a qualifié le bilan de François Hollande d'«échec patent». C'était un «quinquennat désastreux», a-t-il ajouté.

  • «Aucun Président de la Ve République n'a un bilan autant déplorable que celui de F. Hollande dont nous ne retiendrons aucune mesure», a pour sa part estimé Eric Ciotti, député Les Républicains et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

  • «Emouvant, honnête et exemplaire. Ce geste et ce sacrifice est celui d'un grand président», a tweeté l'essayiste Caroline Fourest, n'oubliant pas de dire «merci» à François Hollande.

    Un message que n'a pas manqué de railler le député Thierry Mariani qui lui a répondu : «Même le Gorafi n'aurait pas osé !»

  • Le député de Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen s'est félicité du retrait de François Hollande de la course à l'Elysée : «Les Français en ont fini avec le duo des trahisons Hollande-Sarkozy. Ils ne prolongeront pas l'échec avec leurs Premiers ministres.»

    Le bon dernier de la primaire de la droite et du centre, Jean-François Copé a lui aussi eu des mots très durs à l'égard de François Hollande «qui n'efface en rien son bilan calamiteux qu'il partage avec toute la majorité socialiste». Il a toutefois reconnu la dignité et la lucidité de sa décision.

    Si la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a elle aussi salué la décision du chef de l'Etat, elle l'a fait en des termes beaucoup plus élogieux, assurant qu'il avait «toujours fait passer l'intérêt de la Nation avant sa personne».

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«Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche – la mienne – qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle», a concédé le président au plus bas dans les sondages. En mettant fin au suspense avant la date butoir du 15 décembre 2016, François Hollande ouvre enfin un boulevard aux autres candidats qu'ils soient déclarés ou potentiels.

Lire aussi : François Hollande jette l'éponge pour 2017 : «Je ne peux me résoudre à la dispersion de la gauche»

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