Les autorités françaises ferment le site pirate Zone téléchargement

- Avec AFP

Les autorités françaises ferment le site pirate Zone téléchargement© Capture d'écran Twitter, @01net
Le site de téléchargement illégal «Zone Téléchargement» avant sa fermeture

La gendarmerie française a interpellé sept personnes après voir fermé l'un des plus importants sites de téléchargement illégal français. Sur Twitter, des internautes ont «pleuré» la disparition de la plateforme, allant jusqu'à lui dédier un hashtag.

Le site de téléchargement illégal de musique, de films et de jeux Zone Téléchargement a été fermé par la gendarmerie nationale, sept personnes ont été interpellées et parmi elles trois ont été placées en garde à vue à la section de recherches de Toulouse, a fait savoir l'agence AFP mardi 29 novembre.

«#CyberSécurité Fermeture d'un site de téléchargement illégal #Musique#Films#Jeux après enquête de SR #Toulouse & #C3N Préjudice 75M €», a ainsi tweeté le compte officiel de la gendarmerie nationale, évoquant un manque à gagner de 75 millions d'euros pour les ayants droit.

A l'origine de cette mesure, une plainte, en novembre 2014, de membres de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa) et de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). 

Le site, qui comptabilisait en moyenne 3,7 millions de connexions par mois et 11 000 visiteurs par jour et accessible auparavant à l'adresse http://www.zone-telechargement.com affiche à présent un message d'erreur.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se sont insurgé avec humour contre la fermeture du site, avec la création du hashtag #JeSuisZoneTelechargement. L'un d'eux a par exemple évoqué la mort d'un «héros» qui garderait toujours une place dans le cœur de ses utilisateurs...

Une idée illustrée par un autre internaute. 

D'autres utilisateurs de Twitter, toutefois, ne semblaient pas du tout d'humeur à plaisanter sur la disparition de leur site de téléchargement illégal...

En septembre, l'administrateur du site pirate OMGTORRENT, créé en 2008 et actif jusqu'à fin 2015, avait été condamné à cinq millions d'euros de dommages et intérêts et à un an de prison dont huit mois ferme pour la diffusion à grande échelle de films et musiques piratés.

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