Echirolles : vague de soutien sur Twitter aux policiers en garde à vue pour avoir abattu un forcené

Echirolles : vague de soutien sur Twitter aux policiers en garde à vue pour avoir abattu un forcené© Stephane Mahe Source: Reuters
Photographie d'illustration.

Un certain nombre d'internautes et de personnalités politiques de droite et du FN ont fait entendre leur solidarité à l'égard des cinq agents auditionnés par la police judiciaire, en raison de leur implication dans la mort d'un forcené dans l'Isère.

Si la garde à vue des fonctionnaires de police a été levée, l'événement a eu le temps de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux : du vendredi 28 octobre à 21h au samedi 29 aux alentours de 15h, cinq agents ont été entendus par la police judiciaire et l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), à l'issue d'une intervention dans la commune d'Echirolles ,dans l'Isère, qui s'est conclue par le décès d'un homme de 51 ans, a fait savoir le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat dans la journée de samedi.

D'après les premiers éléments de l'enquête citée par l'agence AFP, les cinq policiers en question, membres de la Brigade anti-criminalité (BAC) et de la section d'intervention, s'étaient rendus dans un quartier pavillonnaire de la ville, à proximité de Grenoble, afin de régler un problème de voisinage – un habitant aurait en effet terrifié un voisin avec une machette.

D'après le procureur, l'Echirollois, apparemment sous l'effet de l'alcool, aurait menacé les policiers dépêchés sur place au moyen de sa lame, avant de sortir une autre arme de derrière son dos. Les membres des forces de l'ordre ont alors abattu le forcené, à l'aide d'un fusil d'assaut et d'au moins un pistolet automatique.

«Nous ne pouvons traiter nos policiers comme des criminels»

Apprenant la garde à vue des policiers impliqués dans ces événements, le président de la région Paca Christian Estrosi et celui du département des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, tout deux membres des Républicains (LR), ont exprimé leur soutien aux agents, qui se trouvaient selon eux en position de légitime défense.

Le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot ainsi que le maire de Béziers Robert Ménard (élu avec le soutien du FN) ont eu la même lecture de l'affaire, s'indignant de la sévérité supposée avec laquelle les forces de l'ordre auraient été mises en cause par la justice.

Allant plus loin, le directeur du FN de la jeunesse Gaëtan Dussausaye a quant à lui évoqué un «lynchage médiatique, politique puis judiciaire» ciblant la police.

«Les policiers doivent-ils se laisser tuer avant de riposter ?»

Outre ces responsables politiques, de nombreux internautes ont dénoncé la mise en garde à vue des policiers ayant abattu le forcené, certains soulignant le «travail de protection des citoyens» réalisés par ces derniers...

... tandis que d'autres ont qualifié de «honteuse» la décision du procureur de la République de Grenoble, qui a saisi l'IGPN et la police judiciaire afin d'auditionner les cinq fonctionnaires.

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