Alerte enlèvement : quand le ministère de la Justice parle de «race noire»

© Ministère de la Justice.

De nombreux internautes ont été stupéfaits par l'alerte enlèvement diffusée par le ministère de la Justice, appelant à signaler la présence d'un père «de race noire» ayant disparu avec sa fille de quatre mois.

La formule est loin d'être passée inaperçue : dans une alerte publiée mardi 18 octobre, le ministère de la Justice a fait savoir qu'«un individu de race noire», du nom de Steeve Beni y Saad et âgé de 28 ans, avait enlevé sa petite fille de quatre mois.

Cette référence raciale, pour le moins surprenante de la part d'un ministère français, n'a pas manqué de susciter une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. Entre autres, Sihame Assbague, l'une des organisatrices du fameux camp d'été «décolonial» réservé aux personnes non-blanches, a semble-t-il été sidérée par ces termes...

... de même qu'un illustrateur de gauche utilisant le pseudonyme «Nawak Illustrations».

D'autres internautes ont exprimé leur consternation face à l'usage du mot «race» en 2016, ou se sont dits surpris que cela puisse être encore légal.

Face à ce tollé, le ministère de la Justice a fait part de ses regrets par la voix de son porte-parole Pierre Januel, qui a évoqué sur Twitter des termes «inappropriés, regrettables et très rapidement modifiés».

Par ailleurs, le ministère de la Justice a rectifié le tir en publiant une nouvelle alerte enlèvement évoquant cette fois... «un individu de couleur noire».

Si maladresse il y a, celle-ci sera, au moins, parvenue à médiatiser de manière exceptionnelle le message d'alerte enlèvement...

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