Manif pour tous : des dizaines de milliers de personnes contre le mariage gay et quelques incidents

24 000 manifestants selon la police et 200 000 selon les organisateurs, ont marché dans les rues de Paris pour dénoncer les «offensives contre la famille». Des contre-manifestations pro-LGBT ont également eu lieu, émaillées de quelques incidents.

Si la police et les organisateurs de la Manif pour tous ne sont pas d’accord sur les chiffres, une chose est sûre : plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé de la porte Dauphine vers le Trocadéro, à Paris, pour réclamer l'abrogation de la loi Taubira, permettant aux personnes de même sexe de se marier. Elle ont également dénoncé les «offensives» faites par le gouvernement français «contre la famille».

La police a procédé à 13 arrestations dans le cortège, parmi lesquelles six membres du groupe féministes Femen, qui avaient comme à leur habitude peint des slogans sur leur poitrine qu’elles ont exhibée. Les sept autres personnes interpellées l’ont été parce qu'elles étaient en possession d’armes prohibées ou de stupéfiants, a fait savoir la préfecture de police.

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Des banderoles telles que «En 2017, je vote pour la famille» ou encore «Loi Taubira : abrogation» parsemaient une foule composée de personnes de tous âges et de familles, comme a pu le constater le reporter de RT France.

Deux contre-manifestations

En marge du cortège principal, des contre manifestations pro-mariage gay et anti-Manif pour tous ont également eu lieu.

En début d’après-midi, quelques dizaines de personnes de la mouvance «antifasciste» ont, elles aussi, marché dans les rues de la capitale, tentant de rejoindre le cortège afin de le perturber. S’ils ne sont pas parvenus à passer les barrages de police, ils sont néanmoins parvenus à poursuivre leur manifestation sauvage en fuyant les CRS qui se lançaient à leurs trousses.

Vers 16h, une autre action pro-LGBT a eu lieu place de la République, où des centaines de personnes, homo- et hétérosexuelles, se sont embrassées symboliquement afin de protester contre la tenue de la Manif pour tous. Des slogans tels que «Anti patriarcat !» ou encore «Queers en colère, on va pas se laisser faire !» ont ensuite été scandés.

Un partisan de la Manif pour tous violenté, NKM prise à partie

Deux incidents ont éclaté lors de la première contre-manifestation sauvage. Tout d’abord, les activistes «antifascistes» ont croisé sur leur route une famille qui se rendait à la Manif pour tous. Le père, qui portait un drapeau aux couleurs du mouvement a alors été pris à partie par l’un des contre-manifestants, qui a violemment tenté de lui arracher le drapeau des mains. L’homme est finalement tombé par terre avant de recevoir plusieurs coups de pied, à quelques mètres de sa famille. L’acte a suscité l’indignation de certains contre-manifestants qui ont assisté à la scène.

Plus tard, alors que le rassemblement anti-Manif pour tous arrivait à la station de métro Invalides, dans le VIIe arrondissement de Paris, la candidate à la primaire de droite, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui se trouvait par hasard sur le chemin des contre-manifestants, a été prise à partie.

Quelques pierres, n’atteignant pas leur cible, ont été lancées dans sa direction alors que quelques-uns criaient «N*que les Républicains» ou encore «A bas les riches !» 

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