Passage à tabac de l'artisan : le garde du corps de la princesse saoudienne en garde à vue

Illustration ©Fahad Shadeed / Reuters
Illustration ©Fahad Shadeed / Reuters

Le garde du corps aurait violemment frappé un artisan parisien, lequel aurait été séquestré pendant plusieurs heures pour avoir pris des photos de l'appartement d'une princesse saoudienne. Selon Le Point, le garde du corps a été mis en garde à vue.

Après le passage à tabac d'un décorateur parisien dans une luxueuse résidence appartenant à une princesse saoudienne, le garde du corps de cette dernière a été entendu sous le régime de la garde à vue.

«Il faut le tuer, ce chien», aurait éclaté la princesse saoudienne, fille du roi Salman d'Arabie saoudite, à l'endroit de l'artisan parisien venu effectuer des travaux dans son appartement de prestige. Sans doute le malheureux ouvrier voulait-il prendre des photos à usage professionnel afin d'effectuer sa tâche. Selon Le Point, la princesse aurait pris la mouche, pensant que l'artisan revendrait ses photos à des journalistes. Le garde du corps l'aurait alors frappé, avant de ligoter et de le faire tomber à genoux devant la saoudienne prise de colère. Le décorateur aurait alors été obligé de baiser ses pieds, menacé par le garde du corps tenant une arme.

Jeté dehors sans être payé

Après avoir été séquestré, menacé et insulté pendant quatre heures, le décorateur aurait été jeté à la rue, se voyant interdire «à jamais» de remettre les pieds dans l'ensemble du XVIe arrondissement de Paris. Et, en guise de punition, les Saoudiens n'auraient pas jugé bon de régler le montant des travaux, soit la coquette somme de 20 000 euros.

Présent lors de la garde à vue, l'avocat du garde du corps a remis en cause la version du décorateur d'intérieur : «Il y avait plus de 20 personnes dans l'appartement. Comment ces faits décrits par le plaignant ont pu passer inaperçus ?», a déclaré le défenseur contacté par Le Point, lequel pense savoir que la résidence de la fille de roi comporte de nombreuses caméras de vidéosurveillance, dont l'examen des images pourrait éclaircir les circonstances de l'incident.

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