Des étudiants gabonais perturbent un meeting de Nicolas Sarkozy qui leur répond sans langue de bois

© Capture d'écran Twitter, @Matgoa.

L'ex-président de la République a eu droit à un concert de huées lors de son passage dans la ville de Tourcoing. En fin de journée, ce sont des étudiants gabonais qui sont venus troubler son meeting, à Marcq-en-Baroeul.

«Sarko en prison !» «En taule !» «Escroc !» «Casseroles !» ou encore «Assassin !» : les détracteurs de Nicolas Sarkozy s'en sont donnés à cœur joie, mercredi 21 juillet, lorsque le candidat à la primaire de la droite s'est rendu dans une librairie de Tourcoing (Nord), afin d'y dédicacer son ouvrage de campagne Tout pour la France. Rassemblés devant la boutique, les opposants à l'ancien chef de l'Etat ont multiplié les références aux affaires auxquelles son nom est parfois associé. D'après les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, notamment par des journalistes du Monde et de Marianne, il s'agissait notamment de militants CGT (le logo du syndicat apparaît sur les images).

Des soutiens de Nicolas Sarkozy, venus certainement obtenir une dédicace de leur candidat favori pour la primaire de la droite, ont néanmoins tenté de faire entendre des «Nicolas, Nicolas !» ou «Sarkozy président !» parmi le brouhaha.

Des étudiants gabonais troublent la fête à Marcq-en-Baroeul

A peine remis de ce bain de huées, Nicolas Sarkozy a ensuite été victime d'un happening d'étudiants originaires du Gabon : le meeting que l'ex-président français a tenu à Marcq-en-Baroeul devant un millier de partisans, point d'orgue de sa journée de campagne dans le Nord, a été perturbé par des jeunes qui s'opposent à leur président Ali Bongo, rapporte l'agence AFP.

Brandissant des drapeaux de leur pays, les étudiants ont clamé : «Sarko, vient chercher Ali», accusant le candidat à la primaire de la droite d'avoir contribué à son maintien lorsqu'il présidait à la destinée de la France.

La réaction de Nicolas Sarkozy, après quelques dizaines de secondes d'hésitation, a été cinglante : «Ici, c'est la France, c'est pas le Gabon. Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y» – une réplique qui a provoqué un tonnerre d'applaudissements dans la salle. Les forces de sécurité ont ensuite procédé à l'expulsion des militants gabonais.

La veille, mardi 20 septembre, l'ancien locataire de l'Elysée s'était rendu à Calais, où il avait tenu un discours sur l'immigration, thème clé de sa campagne.

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