Emmanuel Macron quitte son poste de ministre de l'Economie, remplacé par Michel Sapin

Le futur-ex ministre de l'Economie Emmanuel Macron © Benoit Tessier Source: Reuters
Le futur-ex ministre de l'Economie Emmanuel Macron

Le ministre de l'Economie a présenté sa démission à François Hollande, qui l'a accepté. Michel Sapin occupera le poste laissé vacant par Emmanuel Macron au sein du gouvernement.

Emmanuel Macron a démissionné «pour se consacrer entièrement à son mouvement politique» a-t-on fait savoir du côté de l'Elysée. S'exprimant depuis le ministère de Bercy, celui-ci a affirmé avoir «touché du doigt les limites du système politique», et se diriger vers la construction d'un projet «tourné vers l'intérêt général» et «ancré dans le réel». Un «projet de transformation de la France» sera présenté fin septembre.

Les rumeurs concernant son départ de l'équipe ministérielle allaient bon train depuis l'annonce de la création de son mouvement politique «En Marche» et ses déclarations polémiques, notamment concernant le fait qu'il n'était «pas socialiste».

Interrogé le 25 août sur la possible démission du ministre de l'Economie, Manuel Valls avait répondu : «Moi je ne doute pas de son engagement et de sa loyauté [...] Pourquoi serait-il candidat à la présidence de la République ? Il connaît lui aussi l'agenda, le calendrier que s'est fixé le président de la République et lui, comme moi, doit se consacrer à sa tâche.»

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Contactés par l'AFP, les entourages de François Hollande et Manuel Valls et d'Emmanuel Macron se sont refusés à tout commentaire. Trois ministres contactés par l'AFP ont toutefois considéré ce départ comme fort probable.

Enarque (promotion Senghor 2004) et inspecteur des finances, ancien secrétaire général adjoint et conseiller économique de François Hollande à l'Elysée, Emmanuel Macron a été nommé ministre de l’Economie et du Numérique en août 2014, en remplacement d'Arnaud Montebourg.

Son passage à Bercy a été marqué par l'adoption d'une loi sur «la croissance et l'activité», mais aussi par de nombreuses déclarations dénoncées par une partie de la gauche et une rivalité croissante avec le Premier ministre Manuel Valls, figure comme lui de l'aile réformiste du PS.

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