La France accusée d’attaque chimique en Syrie : «Nous n’apportons aucun crédit à ces déclarations»

Des immeubles détruits à la Ghouta Source: Reuters
Des immeubles détruits à la Ghouta

Face aux accusations de l’implication de la France dans l’attaque chimique de la Ghouta, en 2013, une source du ministère français des Affaires étrangères a confirmé à RT France la position du gouvernement, qui est de nier en bloc.

Une source diplomatique du ministère français des Affaires étrangères a démenti les accusations faites à la France émises par le représentant syrien à l’ONU Bachar al-Jaafari quant à l’attaque chimique à la Ghouta, en banlieue de Damas, en 2013. «Pour ce qui est des déclarations d’un représentant du régime de Bachar al-Assad, nous ne leur apportons aucun crédit», a confié la source à RT France.

Cette même source a renvoyé à la déclaration du ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, qui se réfère à son tour au «mécanisme créé par le Conseil de sécurité des Nations unies» qui a établi que les autorités syriennes sont responsables de deux attaques chimiques. Cependant, le texte en question évoque les attaques chimiques à Talamen en 2014 et à Sarmin en 2015, lorsque le représentant syrien à l’ONU ne parlait que de l’attaque à la Ghouta en 2013.

La Syrie affirme avoir informé l’ONU des attaques chimiques

Les autorités syriennes ont envoyé des lettres contenant des informations sur les attaques chimiques en 2013 près de Damas au Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organismes internationaux, mais ces données n’ont jamais été prises en compte, a confié Bachar al-Jaafari au site Sputnik Arabic. «Des pays influents au sein du Conseil de sécurité ont retourné ces données ou les ont taxées d’inauthenticité. Cela a pu avoir lieu parce que ceux qui sont derrière l’utilisation des armes chimiques profitent du soutien de ces pays», a-t-il déclaré.

Le représentant syrien à l’ONU affirme baser ses déclarations sur des informations fournies par les agences de renseignement syrienne et russe. «Malheureusement, beaucoup de gouvernements sont impliqués dans cette question. Et le gouvernement français ne fait pas exception», a-t-il conclu.

L’attaque chimique du 21 août 2013 à la Ghouta a causé la mort de plus de 1 500 personnes. La commission de l’ONU qui a mené l’enquête dans la banlieue de Damas a confirmé l’existence de preuves de l'utilisation d'armes chimiques, notamment de gaz sarin. Le responsable de l’attaque n’a cependant pas pu été identifié.

L’ONU a ensuite publié un rapport qui accuse Damas de deux attaques chimiques, mais aussi Daesh, de s’être servi de gaz moutarde. Selon des experts des Nations unies, le gouvernement syrien aurait mené des attaques au gaz à deux reprises, en avril 2014 à Talamen et en mars 2015 à Sarmin.

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