Avec la nouvelle campagne de Heetch, l'élite politique française se refait une jeunesse (IMAGES)

Confrontée à la justice, l'entreprise française Heetch a imaginé une originale campagne de communication, utilisant des images d’archives d’hommes politiques pour en faire les portes-drapeaux de la jeunesse... contre le gouvernement.

Une bonne partie de la classe politique vole - malgré elle - au secours de la start-up française de transport, convoquée le 22 juin devant la justice pour «complicité d’exercice illégal de la profession de taxi». L'entreprise est en effet passée à l'offensive sur internet pour séduire l'opinion et interpeller les pouvoirs publics, en usant de leurs plus fameux représentants. 

«S'ils étaient encore jeunes, ils se battraient pour Heetch», tel est le message du spot de l'entreprise, largement partagé sur les réseaux sociaux. Détournant des images d'archives, la vidéo juxtapose des interventions de personnalités politiques dans leurs jeunesses, à une époque où Sarkozy, Raffarin, Valls, Hollande, Fillon, Hortefeux et bien d'autres étaient «jeunes» dans leurs têtes.

La video, plutôt réussie, réussit à parodier le sempiternel discours du personnel politique sur «la jeunesse» et à poser l'entreprise comme protectrice des intérêts des plus jeunes. La clientèle Heetch est en effet composée à 80% de jeunes âgés entre 18 et 25 ans. 

Un coup bas de la part de Heetch? Pas si l'on en suit la logique du jeune Nicolas Sarkozy qui rappelle, dans la vidéo, qu'il vaut mieux «bafouer les règles pour continuer à vivre».

Sur Twitter, bon nombre d'internautes ont partagé la vidéos, affirmant leur soutien à l'entreprise avec le mot-dièse #TouchePasAMonHeetch et interpellant directement les hommes politiques.

Heetch propose un service proche de celui d'UberPOP, interdit en juillet 2015 du fait de l'application de la loi Thévenoud et grâce auquel des chauffeurs particuliers non professionnels transportent des passagers contre rémunération. A la différence d'UberPOP, l'application ne fonctionne que de 20h à 6h et les chauffeurs ne peuvent gagner plus de 6 000 euros par an.

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