Une fausse attaque terroriste sème la peur dans un hôtel de luxe, en marge du festival de Cannes

© Daily Mail / YouTube
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Un groupe d'hommes déguisés en militaires et cagoulés a créé un début de panique en accostant près d'un palace de la Côte d'Azur, pour ce qui était en fait le tournage d'un clip publicitaire.

La scène s'est déroulée vendredi vers 15h, à l'Eden-Roc, un hôtel de grand luxe prisé des stars et des vedettes situé au Cap d'Antibes. Un commando de six individus grimés en soldats accostent le ponton de la plage privée du palace depuis leur bateau pneumatique, drapeau noir flottant au vent. Le coup de publicité de la start-up parisienne Oraxy a rapidement créé un mouvement de panique parmi la clientèle huppée de l'hôtel cinq étoiles. Ce dernier est justement fréquenté ces derniers jours par de nombreuses célébrités du cinéma comme Julia Roberts ou Georges Clooney, Festival de Cannes oblige.

«Nous avons été totalement pris par surprise, pris au dépourvu» a déclaré le publiciste américain J. R Savet au Hollywood Reporter «Quelqu'un à crié, les gens ont commencé à sauter des leurs chaises, et à courir vers la piscine». «La scène était effrayante, il était assez choquant de voir ses hommes, habillés comme une milice de l’État Islamique» a-t-il ajouté.

La Police Nationale a rapidement tenu à rassurer la clientèle et la presse, expliquant qu'il ne s'agissait que d'un coup de communication de mauvais goût. Le bateau pneumatique avait été détourné quelques heures plus tôt à Cannes, alors que son équipage tentait de violer la zone de sécurité établie autour de la croisette. En effet pendant les douze jours du festival, la ville est quadrillée par une discrète mais importante présence policière et militaire, comme au large où patrouille un navire militaire.

Après avoir été intercepté et refoulé au large de Cannes, l'équipage aurait choisi ce prestigieux hôtel pour assurer son coup de communication. Depuis, les gendarmes ont saisi le navire, mais aucun membre du « commando » n'a pour l'instant été arrêté.

Ce « buzz » pourrait coûter très cher à l'entreprise, qui pourrait être poursuivie par la Justice pour avoir violé le droit maritime, et pour « le traumatisme psychologique » causé par leur opération selon un fonctionnaire de police anonyme cité par l'AFP.

De son côté, la start-up parisienne a tenu à s'excuser par la voix de son porte parole, arguant que son objectif n'était pas «d'effrayer les gens, et encore moins de ressembler à une attaque terroriste».

«Ils n'ont pas mesuré ce qu'ils faisaient et aujourd'hui ils sont penauds», a déclaré de son côté un représentant de la préfecture, qui relève qu'ils auraient pu «se faire tirer dessus s'ils avaient accosté dans un lieu sensible»

Le contexte national et international n'est probablement pas étranger au mouvement de panique qui a saisi la clientèle. Six mois jour pour jour après les attentats de Paris, ceux-ci restent encore présents dans l'imaginaire collectif. De plus, en Avril dernier, le tabloïd allemand Bild révélait que l’État Islamique pourrait planifier des attaques terroristes sur les stations balnéaires et les plages européennes

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