Vidéo du contrôle d'un handicapé gare de Lyon : les policiers déposent plainte

- Avec AFP

© Capture d'écran Facebook

La diffusion de la vidéo avait indigné les internautes, mais elle ne montrait que la fin du contrôle. Une autre vidéo, de la RATP cette fois, dédouane les policiers.

Les policiers qui avaient verbalisé un handicapé gare de Lyon à Paris et la préfecture de police ont déposé plainte suite à la diffusion de la vidéo du contrôle, qui avait suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux.

Les trois policiers mis en cause ont déposé plainte pour «dénonciation calomnieuse» et la préfecture de police de Paris pour «diffusion de fausses nouvelles» selon le préfet de police de Paris Michel Cadot.

La vidéo, visionnée près de deux millions de fois sur Facebook le 5 mai, montre la fin de la scène où trois policiers s'éloignent d'un homme assis à terre, ses affaires personnelles éparpillées autour de lui et ses prothèses de jambes posées en vrac sur le sol.

La scène avait vivement fait réagir les internautes, qui dénoncent dans leurs commentaires une «honte» ou un «abus de pouvoir».

Le Défenseur des droits Jacques Toubon avait ouvert une enquête, après avoir été saisi par le collectif Stop contrôle au faciès.

Toutefois, selon une source policière, «cette personne handicapée urinait sur le quai» lorsqu'elle a été contrôlée. Après avoir été verbalisé, l'homme «a fait un esclandre et de lui-même il a jeté ses prothèses pour rameuter la foule».

Des déclarations confirmées «par la vidéo» de la RATP, avait ajouté cette source, précisant que le contrôle «s'était passé tout à fait normalement jusqu'à la verbalisation». Dès la diffusion de cette vidéo, la préfecture de police de Paris précisait que rien ne prouvait que des «violences policières» aient été commises. «Tout ce que l'on voit, ce sont des fonctionnaires quittant le contrôle».

«En sa qualité de responsable hiérarchique des forces de l'ordre dans l'agglomération parisienne», le préfet affirme qu'il «déposera systématiquement plainte en cas de diffamation, dénonciation de délits imaginaires, ou diffusion de fausses nouvelles portant atteinte à l'honneur et à la probité des fonctionnaires».  

Lire aussi : Violence gratuite : un vigile tabasse un SDF en gare d’Amiens (VIDEO CHOC)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales