Violence gratuite : un vigile tabasse un SDF en gare d’Amiens (VIDEO CHOC)

© Capture d'écran vidéo

Un vigile a été surpris en train de rouer de coups un homme près d’un photomaton en gare SNCF d’Amiens, lundi 2 mai. Son crime ? Être sans domicile fixe. La vidéo, filmée par un voyageur, a déjà été visionnée près d'un million de fois en 24 heures.

La vidéo montre le vigile attraper le SDF et le projeter violemment contre la cabine d’un photomaton. L’homme, assommé par le choc, tombe à terre. L’agent de sécurité commence alors à lui donner des coups de pied violents dans la tête, le ventre, le dos et partout où il peut frapper.

L'auteur de la vidéo, qui se trouvait dans la gare pour acheter des cigarettes, a confié à La Voix du Nord que pour lui, «le plus violent, c’est encore ce qu’il s’est passé avant la vidéo». Il explique qu’il est «intervenu avec une deuxième personne pour les séparer» et qu’il a d’abord «voulu prendre une photo pour avoir une preuve, mais [son] appareil s’est mis à filmer».

La vidéo est très courte, mais les 18 secondes de la vidéo suffisent à montrer un déchaînement de violence gratuite. Postée sur la page Facebook de la SNCF une première fois, la vidéo a été rapidement supprimée. «La SNCF l’a supprimé une première fois. Je l’ai postée à nouveau et ils ont fini par me répondre sur Instagram». A cette heure, la vidéo a été visionnée près d’un million de fois.

Les internautes se sont indignés de la violence du vigile :

Devant l’ampleur de la polémique, la SNCF a communiqué qu’elle condamnait «fermement ces agissements». Le responsable de la communication de la société pour la Picardie, Patrick Fauqueux, a déclaré que «ce vigile a été suspendu à titre conservatoire» et qu’ «un signalement à l’établissement qui gère l’agrément des agents de sécurité en France», avait été notifié.

La SNCF explique par ailleurs que, même si la police ferroviaire avait déjà plusieurs fois été appelée pour que le SDF soit évacué de la gare, «cela n’excuse absolument le comportement de l’agent».

Quant au SDF, il n’aurait plus été aperçu dans la gare depuis l’incident. «Je me souviens que son œil commençait à gonfler juste après les faits. Il m’a dit qu’il comptait aller au commissariat», a raconté le témoin. 

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