Les intermittents présents dans six théâtres, la mobilisation s'étend à la province (PHOTOS)

- Avec AFP

La Comédie Française occupée © Lucas Léger
La Comédie Française occupée

Déjà présents au théâtre de l'Odéon à Paris, les intermittents du spectacle étendraient leur mouvement à la province, où ils ont investi cinq autres théâtres.

Les théâtres de Strasbourg, Bordeaux, Lille, Montpellier et Caen accueillent des intermittents, déjà présents au théâtre de l'Odéon à Paris, alors que les négociations reprennent mercredi sur leur régime d'assurance chômage.

A Strasbourg, les intermittents se sont réunis en assemblée générale mardi soir dans une salle du Théâtre national et ont voté une occupation symbolique, sans impact sur les deux représentations qui avaient lieu le soir même.

A Montpellier, le centre dramatique national était également occupé mercredi.

Même situation à Bordeaux, où le théâtre national Bordeaux-Aquitaine (TnBA) était occupé mercredi, mais sans blocage, les représentations ayant eu lieu normalement mardi.

A Lille, le Théâtre du Nord était occupé mercredi et un message des intermittents était lu avant chaque représentation.

En Normandie, la Comédie de Caen avait mis à disposition des intermittents depuis une semaine un petit théâtre de 250 places, le Théâtre des cordes, où il n'y a pas de spectacle à l'affiche.

Mardi soir, une cinquantaine d'intermittents et de participants au mouvement Nuit Debout ont investi la Comédie Française, entraînant l'annulation de «Lucrèce Borgia».

Un peu plus tôt, c'est la représentation de «Phèdre (s)» avec Isabelle Huppert qui avait été annulée au Théâtre de l'Odéon, occupé depuis dimanche.

Lundi, les négociations s'étaient soldées par un échec, mais un nouveau rendez-vous a été fixé mercredi après-midi, à la veille d'une journée nationale de mobilisation contre le projet de loi travail.


Les artistes et techniciens du spectacle bénéficient de règles spécifiques d'indemnisation du chômage, maintes fois critiquées pour leur coût. Le déficit de ce régime atteint environ un milliard d'euros chaque année, soit environ un quart du déficit général.

Un cadrage financier, proposé le 24 mars par la partie patronale et signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (syndicats minoritaires dans le spectacle) impose un effort global de 185 millions d'euros d'économies en année pleine d'ici à 2018 aux intermittents, mais suggère que l'Etat en compense une partie, à hauteur de 80 millions.

Des conditions jugées «inacceptables» par la CGT et la Coordination des Intermittents et précaires (CIP) qui menacent aussi de perturber les prochains festivals.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales