Des intermittents du spectacle occupent le théâtre de l'Odéon à Paris

© @RemyBuisine

Selon la Coordination des intermittents et précaires (CIP), une cinquantaine d'intermittents du spectacle et d'étudiants occupent depuis dimanche soir 24 avril le théâtre de l'Odéon à Paris «pour peser sur les négociations d'assurance chômage».

Le théâtre a également été investi par des militants, des étudiants et des membres du mouvement Nuit Debout. «Nous avons lancé des appels à nous rejoindre que Nuit Debout a relayés. L'information passe», affirment les intermittents. Les militants ont demandé à l'administrateur de pouvoir occuper le théâtre de l'Odéon jusqu'au 26 avril et d'y tenir une assemblée générale le 25 au soir.

Trois banderoles ont été suspendues à la façade du théâtre, dont «Pas de droit au travail sans droit au chômage». «Nous relions deux luttes : celle pour le retrait total de la loi Travail et celle contre les économies demandées sur le dos des chômeurs», souligne la Coordination. Cette dernière affirme dans un communiqué que «les négociations de l'Unedic prévoient de priver les chômeurs, précaires et intermittents de 800 millions d'euros».

Cette action intervient à la veille d'une négociation interne à la profession, en vue d'un accord qui doit être transmis à l'Unedic avant le 28 avril. Le cadrage financier, proposé le 24 mars par la partie patronale et signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (syndicats minoritaires dans le spectacle) impose un effort global de 185 millions d'euros d'économies en année pleine d'ici à 2018 aux intermittents, mais suggère que l'Etat en compense une partie, à hauteur de 80 millions.

Des conditions «inacceptables» pour la CGT et la CIP, qui ont réussi à mobiliser largement leur base lors d'assemblées générales très suivies à Paris et en province.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales