La France devrait-elle inscrire ses «racines chrétiennes» dans la Constitution ?

© Eric Gaillard Source: Reuters

C’est en tout cas, la proposition de loi que veut déposer le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, après que le tribunal administratif de Nice a retoqué une subvention du conseil général jugée «cultuelle».

En février 2014, le conseil général du département des Alpes-Maritimes avait attribué une subvention de 2 000 euros à l’Archiconfrérie des Pénitents blancs de la Sainte-Croix et du Gonfaron de Saorge.

Or, jugée «cultuelle» par le tribunal administratif de Nice, cette convention a été retoquée sur le principe de la loi de 1905 séparant l’Eglise et l’Etat.

La réaction du député des Alpes-Maritimes, à qui l’Histoire chrétienne de la France tient à cœur, ne s’est pas fait attendre.

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«Les confréries de pénitents font partie intégrante du patrimoine historique et culturel de notre territoire», a argué Eric Ciotti. «Leur démarche dépasse le seul cadre religieux, puisque leur vocation est d’apporter soutien et solidarité aux nécessiteux», a-t-il expliqué avant d’ajouter que «la France est un pays de racines chrétiennes».

Sa proposition de loi vise ainsi «à inscrire dans notre Constitution les racines chrétiennes, afin que le principe de laïcité, pilier de notre République, ne soit plus opposé à la défense de l’héritage de 2000 ans d’influence chrétienne sur notre pays et son histoire», a déclaré le député.

«Dans ces temps troublés, alors que l’inquiétude identitaire n’a jamais été aussi forte, nous devons réaffirmer et défendre cet héritage», a ajouté Eric Ciotti avant de conclure que ces confréries ne menaçaient pas la République contrairement à «certaines pratiques que le Premier ministre a lui-même dénoncées, comme le salafisme et l’islamisme radical».

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Pour rappel, la loi 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat stipule que «la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte», et que les associations liées à un culte «ne peuvent recevoir, sous quelque forme que ce soit, des subventions de l'Etat, des départements et des communes».

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