Coups de feu entendus rue Bichat à Paris : le forcené a été interpellé

La police se déploie rue Bichat © Capture d'écran Twitter
La police se déploie rue Bichat

Un homme qui s'était retranché le 7 avril dans un appartement de la rue Bichat, provoquant une brève panique dans le Xe arrondissement parisien frappé par les attentats de novembre, s'est rendu et a été interpellé sans incident.

«L'homme s'est rendu. Il a été placé en garde à vue», a précisé cette source, ajoutant que, selon les premiers éléments de l'enquête, la piste terroriste était écartée. Une partie des habitants, qui avaient été évacués, ont été autorisés à rentrer chez eux, alors que les commerçants, qui avaient baissé leurs rideaux, les ont relevés.



Notre reporter s'est rendu sur place :

Témoignage à RT France

Plusieurs voitures de police, ainsi que les pompiers, ont quitté les lieux vers 14h00. La circulation a été un temps coupée dans la rue Bichat après qu'une «détonation», faisant penser à un coup de feu, a été entendue vers 13h00.


La police, ainsi que la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), s'étaient déployées sur place et avaient bloqué les rues alentours.

«Les policiers sont très nerveux. Ils pointent leurs armes en direction de la rue Bichat. Ils font évacuer les gens de la zone», avait alors raconté un témoin, contacté par l'AFP. Quelques personnes s'étaient éloignées du bâtiment concerné d'un pas pressé, alors que les policiers, pistolet en mains, leur criaient de se dépêcher.

«J'ai entendu des détonations espacées, comme des pétards, je suis allé à la fenêtre et j'ai vu un homme avec un pistolet, il avait l'air dans son monde, la cinquantaine, le haut du crâne dégarni, en marcel», raconte Charly, qui se trouvait dans un immeuble voisin.

«Il faisait des aller-retours devant la fenêtre de son appartement, qui donnait sur la cour. Il avait l'air de tirer en l'air par la fenêtre, sans rien viser de particulier. Il y avait des flics qui rampaient sur le palier, arme en main. Ils ont hésité à lui tirer dessus, et puis quand il a voulu tirer, l'arme a percuté dans le vide, il n'avait plus de balles. Un dialogue s'est instauré et il a coopéré très rapidement», poursuit le témoin.

La rue Bichat est l'un des sites frappés par le commando des terrasses le soir du 13 novembre. Les attentats avaient fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. «Maintenant, il va falloir un gilet pare-balles pour venir travailler», a commenté un boucher qui travaille à proximité.

A la Bonne bière, l'un des établissements visés par les attaques de novembre, «les gens ont foncé à l'étage. C'est un peu la panique», a raconté un témoin. Mais «ils déjeunent à nouveau tranquillement», a-t-il ajouté. Dans la rue, des anonymes commentent «ça commence à bien faire», alors que l'immeuble où s'était retranché l'homme se trouve à 100 mètres du Carillon et du Petit Cambodge.

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