Dîner du Crif : Hollande absent, la question migratoire ayant perturbé son emploi du temps

- Avec AFP

Dîner du Crif : Hollande absent, la question migratoire ayant perturbé son emploi du temps Source: Reuters
François Hollande
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Retenu à Bruxelles par la prolongation d'un sommet extraordinaire UE-Turquie sur la crise des migrants, François Hollande a exceptionnellement été absent du 31e dîner du Crif, lundi 7 mars, a annoncé l'Elysée.

En son absence, c'est le Premier ministre qui a répondu, dans un discours préparé par le chef de l'Etat et complété par ses soins, aux inquiétudes de Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France.

«Nous vivons une vie retranchée»

«Nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d'être devenus des citoyens de deuxième zone», avait souligné un peu plus tôt le président de la vitrine politique de la première minorité juive d'Europe, forte d'un demi-million de membres.

Pour le Premier ministre, «les Français juifs ne doivent pas douter de la France. (...) Les Juifs de France ont bâti la France. Ils doivent continuer de la bâtir !»

S'écartant de la version écrite de son discours, il a martelé que «mener des politiques fortes contre l'antisémitisme ou l'antisionisme ne fera pas perdre des voix ici ou là dans tel ou tel quartier», mais «honorera tous ceux qui seront engagés dans ce combat».

Une petite dizaine de membres du gouvernement

Le 31e dîner du Crif a réuni selon l'organisation «plus de 850 personnes» dans un hôtel parisien, avec un impressionnant parterre de personnalités politiques, diplomatiques et religieuses.

Parmi les convives figuraient une petite dizaine de membres du gouvernement, dont Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Jacques Urvoas (Justice), Jean-Yves Le Drian (Défense), Najat Vallaud-Belkacem (Education) et Jean-Vincent Placé (Réforme de l'Etat), ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement, Claude Bartolone et Gérard Larcher, la maire de Paris Anne Hidalgo, le procureur de la République François Molins, le préfet de police Michel Cadot.

Presque tous les prétendants à la primaire de la droite avaient fait le déplacement: Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie Kociusko-Morizet,  Nadine Morano et Hervé Mariton. Le président des Républicains Nicolas Sarkozy, lui, est parti avant les discours.

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