Malgré la tension, Hollande et Cameron affichent une «entente cordiale» à Amiens

Si le climat était particulier en raison de la crise migratoire à Calais et du référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne qui se tiendra dans quelques mois, des accords bilatéraux et un contrat ont toutefois été conclus.

  • «Le message que nous devons faire passer, c’est que venir à Calais, c’est la certitude de ne pas pouvoir traverser la Manche» et donc de ne pas pouvoir rejoindre le Royaume-Uni, indique le président français, avant d'expliquer qu'il ne s'agit donc pas d'une solution, même si des solutions existent ailleurs en France.

    Il ajoute que les mineurs isolés établis à Calais doivent vite rejoindre le Royaume-Uni, s'ils ont de la famille là-bas.

  • Interrogé sur le référendum qui se tiendra d'ici quelques mois au Royaume-Uni concernant la sortie ou non du pays de l'Union européenne, le président français répond que «la France n’entend pas faire pression sur le peuple britannique pour lui dicter ses choix», même s'il désire que la Grande-Bretagne reste membre de l'UE.

  • Cameron indique que le Royaume-Uni débloquera 22 millions d'euros afin de résoudre la crise migratoire qui sévit à Calais. Il explique que la somme sera «affectée à des infrastructures prioritaires de sécurité, à Calais, pour soutenir le travail des forces de l’ordre françaises». Elle servira aussi à gérer les centres d'hébergement et à éloigner les migrants économiques qui n'ont pas «besoin de protection».

  • «Nous avons besoin d’une stratégie complète contre l’extrémisme», explique David Cameron avant d’ajouter : «Nous avons besoin de la fin de la guerre civile en Syrie et d’un gouvernement qui peut amener la paix», précisant qu’il entend par là «une transition sans Assad».

  • Le président français désire une Europe «solidaire, efficace et unie». «Au nom de la France, je souhaite que le Royaume-Uni reste en Europe», car c’est l’intérêt des Britanniques et de l’UE, affirme Hollande.

  • François Hollande appelle à la transition politique en Syrie. Il explique qu'il voulait faire pression sur tous les protagonistes, y compris sur la Russie. Selon le dirigeant français, celle-ci doit comprendre «qu’il y a une opposition qui ne se confond pas avec Daesh».

  • Rappelant les cérémonies de commémoration de la Première guerre mondiale par lesquelles la rencontre a débuté, François Hollande affirme que le Royaume-Uni et la France ont la responsabilité de porter un esprit de paix et d’unir leurs efforts. 

Le président français et le Premier ministre britannique sont arrivés jeudi matin au cimetière-mémorial britannique de Pozières, pour une cérémonie à l'occasion du centenaire de la Bataille de la Somme, en 1916, avant d'entrer dans le vif des discussions.

Au terme de celles-ci, on a appris que «plus de 2 milliards d'euros» seraient investis dans un programme commun de fabrication de «drones de combat», selon une déclaration sur la sécurité et la défense signée jeudi.

En savoir plus : Accord franco-britannique pour investir «plus de 2 mds d’euros» dans un programme de drones

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