Prise d’initiative en politique : cinq exemples de sorties de route

Meeting de Nicolas Sarkozy Source: Reuters
Meeting de Nicolas Sarkozy

Le président de l’UMP Nicolas Sarkozy souhaite renommer son parti pour lui donner un second souffle. Mais attention, en politique ce genre d’initiative peut bien souvent se retourner contre son auteur.

RPR - UMP - Les Républicains

En son temps le RPR a changé de nom pour UMP au lendemain de l’élection de Jacques Chirac pour son second mandat de président, après 25 années d'existence. L’objectif était ainsi de donner une nouvelle image au parti, alors associé à divers scandales politico-financiers.

C'est lors du congrès de refondation du parti, prévu le 30 mai à la Grande Halle de la Villette à Paris, que   rebaptisera l’UMP en «Les Républicains», estimant en avoir «assez des sigles qui permettent d’être caricaturés», préférant «un nom fédérateur qui serait un symbole politique».

La dédiabolisation du FN

Pour se démarquer de la ligne dure du parti fondé par son père et afin de rassembler plus loin que son parti,  créé le Mouvement bleu Marine, à l’occasion des élections législatives de 2012, à la veille des élections présidentielles.

Cette démarche s’inscrit dans la quête de dédiabolisation du parti, alors que par ses déclarations polémiques et haineuses, Jean-Marie Le Pen semble prendre un malin plaisir à détruire ce que sa fille tente patiemment de construire.

Les commissions internes de l'UMP

Les élections internes de l’UMP visant à désigner un dirigeant du parti voit s’affronter François Fillon à Jean-François Copé. Les résultats sont si serrés que chacun des candidats se déclare victorieux. Pour recompter les voix et ramener un semblant d’autorité sur ce scrutin,  fait appel à deux commissions internes : la CONARE (Commission nationale des recours), puis la COCOE (Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales), dont les noms ont largement été moqués et ont ainsi décrédibilisés leur mission.

Ces deux commissions n’ont pas fait long feu, la médiation d’Alain Juppé ayant été nécessaire pour départager les deux protagonistes. Mais leurs noms sont restés dans les mémoires.

L'exemplarité du gouvernement Ayrault

 arrive au pouvoir au printemps 2012 fort de ses promesses électorales, voulant incarner le changement, ériger l’exemplarité en modèle pour son gouvernement et ainsi rompre avec le climat d'affaires ayant pollué la fin de mandat de son prédécesseur.

En décembre 2012, éclate le scandale de l’affaire Cahuzac. Le site d’information en ligne Mediapart révèle que le ministre du budget du gouvernement Ayrault possède des fonds non déclarés en Suisse puis à Singapour, faits que finit par reconnaitre Jérome Cahuzac le 2 avril 2013.

Le lipdub des jeunes de l'UMP

En 2009 les jeunes militants de l’UMP recrutent de nombreuses figures du gouvernement de François Fillon (avec entre autres Christine Lagarde (Economie), Xavier Darcos (Travail), Chantal Jouanno (Ecologie), Patrick Devedjian (Relance), Eric Besson (Immigration), Nadine Morano (famille)…)  pour réaliser un lipdub sur l’air de l’ancien tube de Luc Plamondon, «Tous ceux qui veulent changer le monde».

Ce clip censé donner une image jeune et dynamique à ces ténors de la politique a fait se déchainer les réseaux sociaux et réagir de nombreux hommes politiques. Pour n’en citer qu’un ; l’ancien ministre Luc Ferry a qualifié ce clip de «ridicule», «consternant» et «dégoulinant de bêtise».

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