Donald Trump : «La France n'est plus ce qu'elle était, et Paris non plus»

Source: Reuters

Le candidat américain à la primaire républicaine Donald Trump a accordé une interview à Valeurs actuelles dans laquelle il dresse un tableau chaotique de ce qu'est devenu la France où des «territoires» ont été «perdus» par «la République».

Alors que Donald Trump vient de remporter la primaire républicaine dans le New Hampshire aux Etats-Unis, il est revenu sur sa campagne tout en critiquant la politique française. «Il y a des quartiers dont on a l'impression qu'ils sont devenus hors la loi, qu'ils sont, comme certains de vos essayistes l'ont écrit, des territoires perdus de la République. Des amis français me disent qu'ils ont parfois le sentiment de n'être plus vraiment chez eux quand ils se promènent çà et là dans leur pays», a-t-il évoqué au sujet de l'Hexagone et de sa capitale.

A ce sujet, il a vivement critiqué la politique menée par la chancelière allemande Angela Merkel d'ouverture des frontières aux migrants, majoritairement d'origine syrienne dont certains «réclament l’instauration de la charia». Il s'est voulu pessimiste pour l'Europe, ce «vieux continent» qui va «au-devant de véritables révolutions».

«Je serais mort peut-être, mais j’aurais dégainé»

Revenant sur les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre dernier, revendiqués par l'Etat islamique, et au cours desquels près de 130 personnes sont mortes, il déclare regretter que les français n'aient pas été armés. «Vous pensez vraiment que s’il y avait eu dans l’assistance quelques personnes armées et entraînées, cela se serait passé de la même façon ? Je ne le crois pas. Ils auraient tué les terroristes», déclare-t-il. Avant de poursuivre : «C’est du bon sens […] Je possède en permanence une arme sur moi. Je peux vous dire que si j’avais été au Bataclan ou dans un des cafés, j’aurais tiré. Je serais mort peut-être, mais j’aurais dégainé».

Celui qui était perçu comme un «guignol» par la plupart des médias et des observateurs américains est de plus en plus pris au sérieux après les deux premiers résultats des primaires républicaines dans l'Iowa, où il est arrivé deuxième et dans le New Hampshire, Etat où il a remporté la majorité des suffrages. Répondant au président russe qui l'avait qualifié de «brillant», il a voulu tendre la main à Vladimir Poutine en indiquant penser «que l’on peut avoir de très bonnes relations avec lui».

Prochaine étape pour Donald Trump, le Nevada et la Caroline du Sud, le 20 et le 27 février où, une fois de plus, il pourra s'afficher comme un candidat de plus en plus crédible dans la course à la Maison Blanche.

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