Campagne d’entre-deux-tours : le ton monte

Panneau d'affichage. Source : Wikimedia Commons
Panneau d'affichage. Source : Wikimedia Commons

La semaine d’entre-deux-tours permet aux leaders politiques de rendre visite à leurs candidats en ballotage favorable afin de leur offrir soutien et visibilité.

Le président d’honneur du  (FN) Jean-Marie Le Pen, est venu soutenir le candidat FN de Goussainville crédité d’un très bon score a l’issue du premier tour, lors d’un meeting dans le Val d’Oise. A cette occasion, le patriarche frontiste a qualifié de «véritable gageure» le score de son parti lors du premier tour des élections départementales, alors que selon lui «même pas un journal, une radio, une télévision» n’est acquis à leur cause.

Nicolas Sarkozy, le président de l’UMP s’est rendu pour sa part hier soir à Asnières pour un meeting de soutien aux candidats UMP-UDI-Modem des Hauts-de-Seine. De nombreux cadres du parti étaient de la partie, dont Patrick Devedjian, Président du Conseil général des Hauts-de-Seine qui a donné son interprétation du «ni-ni» sarkozyste : «Pas d'élu PS, pas d'élu FN. C'est la meilleure version du ni-ni». Signe de l’ambiguïté dans laquelle l’ancien président se trouve, il tempère en déclarant : «Je n'ai aucune consigne à donner. Je tiens à ma liberté et je respecte la vôtre».

Plus tôt dans la journée, l’ex-maire de Neuilly s’est exprimé devant les parlementaires UMP dans des termes belliqueux en expliquant qu'il fallait «attaquer le FN brutalement, frontalement», que c'était «une question de vie ou de mort» pour son parti, selon les propos recueillis dans l’auditoire.

Considérant « très nerveux et, au fond, très caricatural», Manuel Valls a répondu à ce dernier en l'invitant à «se reprendre».

Marine Le Pen, en déplacement en Seine-et-Marne hier, a jugé que "L'hystérie de Valls a contaminé Sarkozy". La présidente du FN a quant à elle adopté un nouvel angle pour attaquer Nicolas Sarkozy en estimant qu’il «cherche à être au cœur de la campagne, parce qu’il a été très absent. Il cherche à reprendre une position qu’il n’a plus. Il fait partie du passé, nous voulons qu’il y reste».

Tous les responsables politiques ont unanimement rendu hommage aux victimes du crash du vol 4U 9525 hier dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le programme de déplacements du premier ministre prévu dans le cadre de la campagne d’entre-deux-tours est et sera largement modifié à la suite de cet évènement tragique.

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