Bruno Retailleau dénonce une dérive «factieuse» après les propos de Mélenchon sur les préfets

Bruno Retailleau a dénoncé les menaces de Mélenchon contre les préfets comme une dérive «factieuse», appelant à les protéger. Cette polémique exacerbe les tensions avant le vote de confiance du 8 septembre. LFI riposte en accusant une répression, divisant l’opinion.
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a vivement réagi aux propos tenus par Jean-Luc Mélenchon lors des universités d’été de La France insoumise (LFI) à Lisbonne, les qualifiant d’« extrême gauche factieuse » sur X.
Mélenchon avait menacé d’emprisonner les préfets s’il accédait au pouvoir, accusant ces hauts fonctionnaires d’intimider ses élus, notamment après une supposée mise en garde du directeur de cabinet de Retailleau envers Rima Hassan.
Vives tensions entre Mélenchon et Retailleau
« Je redis mon soutien à tous les préfets et aux services de l’État qui par leur engagement exemplaire de chaque jour font tenir debout l’État dans nos territoires. Ils sont les remparts contre le chaos et c’est ce qui dérange Jean-Luc Mélenchon », a ensuite tancé Bruno Retailleau.
Retailleau a dénoncé « un véritable visage de leader prêt à détruire nos institutions », appelant à une fermeté exemplaire face à ces « menaces inadmissibles » contre des représentants de l’État.
Cette sortie s’inscrit dans un climat politique déjà tendu à l’approche du vote de confiance du gouvernement Bayrou le 8 septembre et de la manifestation du 10 septembre organisée par la gauche. Retailleau a souligné le soutien aux préfets, qu’il présente comme « des remparts contre le chaos », citant l’exemple du préfet du Val-d’Oise ayant saisi la justice contre Aurélien Taché pour ses propos à l'encontre de la police.
Il a également accusé Mélenchon de « retourner ses propres principes » en s’en prenant à des fonctionnaires, un discours repris par Les Républicains (LR), qui y voient une radicalisation dangereuse. Des images de l’université d’été, montrant des militants scandant des slogans hostiles, ont alimenté le débat.
La réponse de LFI n’a pas tardé. « Aucun préfet n’a le pouvoir d’interpeller la nationalité d’une élue du peuple. Vichy, c’est fini. Vous avez perdu. Nous vous mettrons en prison avant que vous nous y mettiez », a-t-il menacé, avant de réclamer la fin des poursuites pour apologie du terrorisme de plusieurs de ses élus.