Départementales 2015 : l'UMP devant, le FN détonne, le PS dévisse (VIDEO)

Affiche électorale Source: AFP
Affiche électorale

Au lendemain du premier tour des élections départementales, on constate que la droite en sort renforcée, en particulier le Front National qui continue à progresser, et que le PS n’est que la troisième force politique du pays.

Ce dimanche a eu lieu le premier tour des élections départementales nouvelle formule. Pour la première fois, les candidats dans chaque canton se présenteront sous forme d’un binôme composé d’un homme et une femme. Un redécoupage électoral a également été effectué depuis les dernières élections cantonales il y a 4 ans, divisant de moitié le nombre de cantons. De grandes tendances se dessinent malgré tout.

L'alliance UMP-UDI-Modem arrive largement en tête de ce premier tour avec 29% des voix. La formation dirigée par Nicolas Sarkozy et alliée aux deux partis centristes se trouve en première position de ce premier tour de scrutin alors que certains sondages plaçaient d'ores et déjà le  (FN) en tête.

Ensuite, de nombreux observateurs constatent un «enracinement» du parti d’extrême droite. En effet, il confirme sa percée dans les départements où un nombre historique de maires FN ont été mis en fonction après les municipales de l’année dernière.

Le parti de Marine Le Pen continue sa progression, avec presque 26 % des votes exprimés. Dans son discours devant les militants à Nanterre, cette dernière déclare : «Sans implantation locale, avec un seul sortant sur 4 000 élus départementaux, le Front national réussit l'exploit de dépasser largement dans une élection locale son score des élections européennes». 

Le PS, quant à lui, est en passe de perdre sa troisième élection - après les municipales et les européennes de 2014 - depuis l’arrivée à la présidence de la République de  en mai 2012.

Même si la participation est supérieure de 6 points par rapport aux élections cantonales de 2011, le niveau d’abstention se situe malgré tout dans la fourchette haute, toutes élections confondues.

Après avoir vu le PS éjecté de plus de 500 cantons lors du premier tour, Manuel Valls appelle les électeurs «à faire élire le candidat républicain, de gauche ou de droite, quand il fait face seul à l'extrême droite» lors du scrutin du second tour.

A l’annonce des résultats, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy a appelé une nouvelle fois au «ni-ni» en demandant aux électeurs de ne voter «ni pour le Front national, ni pour la gauche» dans les départements où il n’y a plus de candidat UMP en lice.

La position de Nicolas Sarkozy a été qualifiée ce matin de «faute morale et politique» par le Premier ministre Manuel Valls lors d'une intervention sur la radio RTL.

Le FN, par la voix de sa présidente laissera «la liberté de vote» à ses électeurs confrontés au choix entre PS et UMP.

En attendant, la patronne du FN se pose en principale opposante aux socialistes en appelant le Premier ministre à démissionner suite à ce qu’elle qualifie de «désaveu cinglant» au scrutin de dimanche. En guise de réponse, Manuel Valls s’est pour sa part «félicité» que le FN ne soit pas devenue «la première formation politique de France».

C’est au terme du second tour de ces élections départementales le dimanche 30 mars qu’un bilan définitif pourra être tiré.

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