A Albertville, une usine transforme le fromage en électricité

Des roues de Beaufort au marché international de Rungis Source: Reuters
Des roues de Beaufort au marché international de Rungis

Une station de production à base de fromage d'Albertville produit assez d'électricité pour fournir une population de 1 500 habitants.

Le petit lait écrémé issue de la fabrication du Beaufort, mixé avec des bactéries, transforme le liquide verdâtre ainsi produit en biogaz, un mélange de méthane et de dioxyde de carbone qui peut produire de l'électricité.

L’Union des producteurs de Beaufort a investi près de cinq millions d'euros

Le petit lait, ou lactosérum, est le liquide transparent présent au dessus des yaourts qui est inutile pour la production du Beaufort, un fromage typique de la région à base de lait cru de vache. Les bactéries ajoutées à ce liquide se nourrissent de sucre et de sels minéraux. Le processus transforme le liquide devenu verdâtre en biogaz. Il est ensuite récupéré dans une machine et porté à une température de 90 degrés. Il génère alors de l'électricité. La crème issue de la production de Beaufort est normalement transformée en ricotta, en beurre ou en poudre de protéines, un complément alimentaire.

La station qui exploite ce processus, inaugurée le 8 octobre dernier, produit près de 3 000 000 de kilowatt par an, selon des estimations. L’Union des producteurs de Beaufort a investi près de cinq millions d'euros pour cette usine de 800 mètres carrés. Des usines similaires doivent être construites en Australie, en Italie, au Brésil et en Uruguay.

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