«Stupeur», «colère» : la classe politique exprime son indignation après la fusillade à Paris

«Stupeur», «colère» : la classe politique exprime son indignation après la fusillade à Paris© Thomas Samson Source: AFP
Policiers et pompiers sont intervenus après la fusillade survenue le 23 décembre dans le Xe arrondissement de la capitale (image d'illustration).
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Les réactions se sont multipliées après la fusillade dans la capitale qui a fait au moins trois morts. Si la majorité et la droite ont salué la réactivité des forces de l'ordre, la gauche a mis l'accent sur un acte «terroriste» et «raciste».

La fusillade qui a éclaté ce 23 décembre en fin de matinée dans un centre culturel kurde de la rue d'Enghien (Xe arrondissement) à Paris – avec pour bilan provisoire au moins trois morts et trois blessés – a suscité de nombreuses réactions politiques mêlant indignation et stupeur, les différents camps avançant aussi leur propre interprétation de l'événement.

La Premier ministre Elisabeth Borne a évoqué un «acte odieux», exprimant son «plein soutien aux victimes et à leurs proches» ainsi que sa «gratitude» envers les policiers de la préfecture de police et les pompiers de Paris qui sont intervenus. «Une enquête est ouverte», a-t-elle précisé.

«Toutes mes pensées vont aux proches des victimes», a réagi le ministre de l'Intérieur, annonçant son retour dans la capitale après cette «dramatique fusillade». L'assaillant présumé a voulu «manifestement s'en prendre à des étrangers», a affirmé Gérald Darmanin.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a quant à lui adressé ses «félicitations aux forces de l'ordre pour leur sang-froid», rendant possible l'interpellation du tireur. Des remerciements qu'a également adressés le président des Républicains Eric Ciotti aux «forces de secours engagées sur les lieux».

Au-delà de l'hommage aux forces de l'ordre, plusieurs voix à droite blâment un manque de suivi de l'auteur, récidiviste

Faisant part de sa «stupeur» et de son «émotion», la présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale Marine Le Pen a également salué la «rapide et décisive intervention» des forces de l'ordre, tout en adressant ses pensées aux familles des victimes.

Soulignant que chaque fusillade dans la capitale «fait remonter de funestes souvenirs», le maire LR de Cannes David Lisnard s'est interrogé sur le suivi judiciaire du tireur, compte tenu de ses antécédents. «Comment un tel récidiviste de tentatives d'homicide racistes a-t-il pu être remis en liberté "dans l'attente de son procès" ?», a-t-il interrogé. 

De la même manière, en rappelant que «l’homme était connu pour deux tentatives d’homicide et venait de sortir de prison», l'eurodéputé Reconquête Gilbert Collard a mis en cause un défaut de suivi. «Comment un criminel connu [...] peut-il circuler en toute liberté ?», a-t-il questionné.

«Terrorisme d'extrême droite» : la gauche monte au créneau

Différentes personnalités de gauche ont réagi très vivement, qualifiant la fusillade «d'acte terroriste» et la replaçant dans un contexte plus global de violences venues selon elles de «l'extrême droite», contre lesquelles le gouvernement ne ferait pas preuve de suffisamment de fermeté.

«Tristesse et colère devant l'attaque terroriste visant le centre culturel kurde», a réagi le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, liant l'attaque à l'assassinat en 2013 de trois militantes kurdes. «Ça suffit !», a-t-il tonné, réclamant «la protection de nos alliés kurdes ici et là-bas».

«Par pitié [...] cessez de parler d'une simple fusillade ou d'un simple déséquilibré», a lancé en direction des médias la conseillère régionale d'Ile-de-France LFI Julie Garnier, affirmant «qu'il s'agit d'un acte terroriste nourri par les discours de haine qui empoisonnent le débat public».

«L'extrême droite semble avoir encore frappé. Mortellement. Quand le sommet de l'Etat prendra-t-il au sérieux cette menace terroriste ?», s'est pour sa part interrogée la députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain

«Le terrorisme d’extrême droite tue», a affirmé, plus catégorique, la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, relayant un article de France Info expliquant que l'auteur des tirs avait attaqué des tentes de migrants avec un sabre en décembre 2021.

Ce lien a aussi été établi par le secrétaire national du Parti socialiste, Olivier Faure, selon lequel «le drame doit réveiller chacun d’entre nous sur le danger que représente l’extrême droite». «Donner une légitimité au racisme, c’est armer les identitaires», a-t-il lancé, tout en adressant ses condoléances aux familles de victimes «pour lesquelles les fêtes de fin d’année seront remplacées par le deuil».

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a également réagi au drame, affirmant que «la communauté kurde et, à travers elle, tous les Parisiens, a été visée par ces assassinats commis par un militant d’extrême droite». Plaidant, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon, «pour que les Kurdes où qu’ils résident» puissent vivre «en paix et en sécurité», elle a ajouté : «Plus que jamais, Paris est à leurs côtés dans ces heures sombres.»

Dans un communiqué, le Conseil démocratique kurde en France a condamné «avec virulence cette attaque terroriste infâme qui intervient suite à de multiples menaces proférées par la Turquie, alliée de Daesh», et appelé à un rassemblement sur les lieux du drame.

Soupçonné d'être le tireur, un homme de 69 ans de nationalité française a été interpellé et placé en garde à vue peu après, selon le parquet de Paris, qui a signalé que ce dernier était blessé au visage». Ses motivations restent à établir, la procureure de Paris Laure Beccuau n'ayant pas écarté des «motifs racistes».

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