Une riveraine de Calais, menacée par des migrants : «Pour moi la guerre civile a déjà démarré»

Une riveraine montre des capsules de grenades lacrymogènes trouvées par terre© Capture d'écran France TV
Une riveraine montre des capsules de grenades lacrymogènes trouvées par terre

Les habitants de Calais vivant à proximité de la route de Gravelines, où les migrants tentent de monter dans des camions et affrontent les forces de l’ordre, sont aujourd’hui en détresse face à cette situation.

Le collectif les Calaisiens en Colère, qui regroupe des habitants de la ville et de la région opposés à la présence de plus en plus importante des migrants sur Calais (le camp de la «Jungle» compte plus de 6 000 résidents), est allé à la rencontre d’une riveraine, victime collatérale des affrontements de la nuit dernière.

Aujourd'hui les Calaisiens en Colère étaient Route de Gravelines pour constater les dégâts et allaient à la rencontre des riverains. Les clandestins et no borders sont cachés dans leurs écharpes.

Posted by Les Calaisiens en Colère on Tuesday, November 10, 2015

  Pierres lancées sur les voitures, palissades et boîte aux lettres arrachées, grenades lacrymogènes jonchant le sol (plus de 350 grenades ont été utilisées)… Les stigmates de la nuit sont toujours visibles ce mardi matin. La riveraine interrogée, qui est locataire dans le lotissement depuis un mois, a décidé d’aller dormir chez sa mère avec ses enfants le temps que la situation se calme : «Je suis chez moi ? Et bien non, je ne suis pas chez moi. Je suis obligée de quitter ma maison pour aller chez ma mère, être en sécurité avec mes enfants, et dormir profondément au moins une nuit».

Interview exclusive d'une riveraine avec les larmes aux yeux ,par les Calaisiens en Colère, qui nous explique la nuit...

Posted by Les Calaisiens en Colère on Tuesday, November 10, 2015

«Je vous confirme qu’ils [les migrants] s’en prennent aux riverains», affirme-t-elle dans la vidéo. «Dès qu’ils voient qu’on essaie de filmer ou de se faire entendre, et bien ils s’en prennent à nous. Ils m’ont fait des signes d’égorgement», dit-elle avant de conclure : «Pour moi la guerre civile a déjà démarré, il serait peut-être temps de faire appel à l’armée, il n’y a qu’elle qui puisse nous aider».

Lire aussi : De nouveaux heurts à Calais dans la nuit, 11 policiers blessés


Mais la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a d'ores et déjà décidé d'exclure cette option.

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