Sondage : les Français se prononcent pour la livraison des Mistrals à la Russie

Saint-Nazaire le 25 novembre 2014. (REUTERS/Stephane Mahe) Source: Reuters
Saint-Nazaire le 25 novembre 2014. (REUTERS/Stephane Mahe)

66% des Français se disent favorable à la remise des deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie.

De plus, une majorité encore plus large de 80% trouvent que la non-livraison des navires et la dégration des relations avec le partenaire russe nuisent à l’économie française selon un sondage commandé par La Tribune et réalisé par l'Ifop.

Moscou, ce mois-ci, a demandé à Paris des explications officielles quant à la non-exécution du contrat. Le ministre de Défense russe a déclaré que la Russie pourrait porter plainte contre la partie française pendant les six mois à venir. En cas de non-livraison sous ce délai, la France est passible d’une amende pouvant atteindre jusqu’à trois milliards d’euros.

«  Nous partons du principe que le contrat sera respecté. Dans le cas contraire, nous n’aurons pas de griefs particuliers. Nous espérons bien sûr que l’on nous rendra ce que nous avons payé. Sinon, nous ferons preuve de compréhension, quelle que soit l’évolution de la situation  », a déclaré le président russe Vladimir Poutine à l’issue de la visite surprise de François Hollande à Moscou en décembre dernier.

Le contrat d’1,2 milliards d’euros prévoyait la remise du premier porte-hélicoptère en octobre 2014, date qui a été repoussée plusieurs fois par la France, officiellement en raison de l’aggravation du conflit ukrainien dont Paris fait porter la responsabilité à la Russie. Le contrat portant sur la vente des deux porte-hélicoptères remonte à juin 2011. Il a été conclu sous la présidence de Nicolas Sarkozy, période pendant laquelle les relations franco-russes n’étaient pas obstruées par la crise en Ukraine et les sanctions occidentales contre la Russie.

Un marin russe fume dans le chantier de Saint-Nazaire le 17 decembre 2014. (REUTERS/Stephane Mahe) Source: Reuters
Un marin russe fume dans le chantier de Saint-Nazaire le 17 decembre 2014. (REUTERS/Stephane Mahe)

« Je prendrai ma décision en dehors de toute pression, d'où qu'elle vienne, et en fonction de deux critères, les intérêts de la France et l'appréciation que j'ai de la situation », a expliqué François Hollande.

Les deux navires Vladivostok et Sébastopol ont déjà été mis à l’eau. Maintenant ils attendent leur destin.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales