Ministre de la Défense du Burkina : «Tous seuls nous ne pouvons pas lutter contre le terrorisme»

Ministre de la Défense du Burkina : «Tous seuls nous ne pouvons pas lutter contre le terrorisme»
Jean-Claude Boudala, ministre de la Défense du Burkina Faso, capture d'écran ©RT
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A l'occasion du forum «Armée-2017», qui s'est tenu du 22 au 27 août en Russie, Jean-Claude Boudala a accordé une interview à RT. Le pays africain a notamment besoin d'armes pour lutter contre le terrorisme qui sévit dans le Sahel.

En visite au Forum international militaro-technique «Armée-2017» dans la région de Moscou, le ministre de la Défense du Burkina Faso, Jean-Claude Boudala, est revenu le 25 août sur la situation de son pays. «La priorité [...] c’est de lutter véritablement et efficacement  contre le terrorisme pour instaurer le climat de paix et de stabilité», a-t-il rappelé. Dans ce but, le ministre burkinabé a fait savoir que le salon lui avait permis d'envisager l'achat d'hélicoptères afin de lutter contre le terrorisme dans la région du Sahel.

Mais Jean-Claude Boudala a souligné que le volet militaire ne pouvait suffire pour restaurer l'ordre au Burkina Faso. «Il faut aussi promouvoir le développement», a-t-il rappelé, ajoutant : «Quand les populations sont pauvres, quand les jeunes n’ont pas d’emploi et n’ont pas de perspectives, ils sont sujets à l’instrumentalisation par les groupes terroristes.»

«La menace terroriste est partout, aucun pays n’est à l’abri», a encore déclaré Jean-Claude Boudala, qui milite également pour un renforcement des relations bilatérales entre Moscou et Ouagadougou. «Notre participation à ce salon est placée sous le double signe de la renaissance et du renforcement des relations entre nos deux pays», a-t-il estimé. Et d'ajouter : «C’est un phénomène qui nécessite la solidarité internationale pour que nous puissions vaincre vraiment le terrorisme.»

Le Burkina Faso est régulièrement confronté à la menace terroriste, notamment dans le nord du pays. Avec quatre autres Etats sahéliens (Mali, Tchad, Mauritanie et Niger), réunis pour un sommet du G5 Sahel, le Burkina Faso avait acté le 2 juillet dernier la constitution d'une force antidjihadiste conjointe, dotée de 5 000 hommes, mais qui n'est pas complètement opérationnelle. D'autant que le risque terroriste persiste et se fait pressant dans le pays : depuis 2015, on compte une vingtaine d'attentats à la frontière avec le Mali. Le 13 août dernier, soit un peu plus d'un mois après ce sommet, la capitale du Burkina Faso était la cible d'un attentat qui a fait 19 morts et 21 blessés.

Lire aussi : Le ministre malien de la Défense souhaite que la Russie s'implique davantage au Sahel (VIDEO)

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