«French Jobs matter» : des salariés français de Nokia défilent contre les suppressions d’emplois

- Avec AFP

«French Jobs matter» : des salariés français de Nokia défilent contre les suppressions d’emplois© Bertrand GUAY Source: AFP
Les employés français de Nokia défilent à Paris le 7 octobre 2020 contre la suppression annoncée par le groupe finlandais d’environ 1 200 emplois.

Malgré les engagements pris lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2016, Nokia s’apprête à supprimer plus de 1200 emplois en France. A l’époque du rachat, Emmanuel Macron s’était félicité de la naissance d’«un grand champion européen».

Environ 200 salariés de Nokia ont manifesté mercredi à Paris pour protester contre un plan de suppression de 1 233 postes dans les activités françaises du groupe finlandais, et pour réclamer de «l'emploi en France», selon une journaliste de l'AFP sur place.

Venus du site de Nozay (Essonne), la plupart des manifestants portaient des pancartes peintes du même bleu que le logo de Nokia et représentant des silhouettes de femmes et d'hommes, où étaient inscrits des chiffres - 519, 894... 1 233 - désignant le nombre d'emplois visés par la restructuration dévoilée fin juin.

La direction de l'équipementier télécoms avait alors annoncé son projet de supprimer l'an prochain 402 postes à Lannion (Côtes-d'Armor) et 831 à Nozay dans le cadre d'un plan de départs volontaires et avec «des solutions de reclassement».

Derrière une banderole proclamant en anglais «Nokia, French jobs matter, cancel layoff» (Nokia, les emplois français comptent, annulez les licenciements), les salariés ont défilé masqués de la place de la République à Bercy, où une délégation de l'intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC a été reçue. «Nokia, ton plan, on n'en veut pas», «Des emplois en France oui, délocalisations non», scandait au micro un militant CFDT, sur le parcours de la manifestation.

Olivier Marcé, de la CFE-CGC, a confié à l’AFP que lors d'un entretien à Bercy avec le directeur de cabinet de la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, la délégation avait appris que Nokia pourrait annoncer «dans 15 jours des inflexions» à son plan de suppressions de postes «ou autour» de son projet. «L'idée serait que Nokia installe de nouvelles activités d'avenir [en matière de] recherche et développement, 5G ou cybersécurité», a-t-il ajouté.

La délégation a attiré l’attention de Bercy sur le site de Lannion qui, selon le plan initial, devrait  perdre plus de la moitié de ses emplois.

Dupont-Aignan s'invite à la manifestation

Le député et fondateur du parti Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan, s’est filmé en marge de la manifestation des salariés de Nokia qu’il dit être venu soutenir. Dans la vidéo qu’il a publiée à partir de son compte Twitter, il s’en prend au président de la République Emmanuel Macron qui était ministre de l’Economie et des Finances sous François Hollande, en 2015, alors que le groupe Finlandais était en négociation pour racheter le groupe de télécommunications franco-américain Alcatel-Lucent.

Ce qui est important pour nous, c'est que d'une part il n'y aura aucune destruction d'emplois en France, et même davantage. Nous avons eu tous les engagements de la part de Nokia

A l’époque, les salariés redoutaient déjà des plans sociaux à venir, mais le ministre de l’Economie se montrait enthousiaste et confiant. Dans des propos rapportés par Le Parisien, il déclarait alors : «Ce rapprochement doit faire naître un grand champion européen, à la fois des équipements et des technologies sur le téléphone mobile et le fixe avec le meilleur de la technologie de Nokia et d'Alcatel.»

Le quotidien rapportait également des propos d’Emmanuel Macron tenus sur BFM TV : «Ce qui est important pour nous, c'est que d'une part il n'y aura aucune destruction d'emplois en France, et même davantage. Nous avons eu tous les engagements de la part de Nokia».

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