En prévision du boom touristique, l'Iran devient terre d'investissement pour les groupes hôteliers

L'Iran offre des sites touristiques multiples: ici, la Mosquée de Chakhmagh, à Yazd.© Caren Firouz Source: Reuters
L'Iran offre des sites touristiques multiples: ici, la Mosquée de Chakhmagh, à Yazd.

C'est le groupe français AccorHotels, qui a ouvert la salve en annonçant la construction de deux hôtels dans le pays. Depuis la signature de l'accord sur le nucléaire, l'Iran est dans la mire des grands groupes hôteliers.

Avec ses hôtels Novotel et Ibis, AccorHotels a annoncé être le premier groupe hôtelier international à s'implanter en Iran. Outre la signature d'un contrat de gestion pour deux hôtels de 296 chambres et 196 chambres à l'aéroport,  AccorHotels est également en discussion pour ouvrir deux établissements dans le centre-ville de Téhéran.

Depuis l'accord historique du 14 juillet sur le nucléaire iranien, les groupes hôteliers misent sur un boom du tourisme.

D'abord, la richesse du patrimoine archéologique perse et musulman du pays permet de tabler sur un essor du tourisme international. Le pays prévoit ainsi d'accueillir jusqu'à 20 millions de touristes étrangers d'ici 2025.

Les grands groupes hôteliers misent également sur la clientèle d'affaires internationale qui se presse déjà dans le pays après la levée des sanctions économiques qui permettent l'ouverture du marché iranien. 

Mais le marché intérieur n'est en rien négligé puisque les près de 80 millions d'habitants, avec une une classe moyenne pressée de recommencer à consommer, constitue un atout évident pour le pays. Signe évident de confiance, le taux d'occupation des hôtels téhéranais est ainsi passé de 58% en 2013, à 79% en 2014.

Les projets ne se limitent pas à la capitale puisque dix nouveaux hôtels vont être créés dans la province du Golestan située au sud de la mer Caspienne. De fait, une douzaine de groupes hôteliers sont candidats à la construction de nouveaux établissements. Parmi eux, InterContinental, Hyatt, Hilton et Starwood.

Cependant certains émettent encore des réserves sur le potentiel économique du pays. Le ministre de l'Economie français, Emmanuel Macron avait ainsi mis en garde les groupes français contre toute «précipitation». Selon lui, les tensions diplomatiques pouvaient toujours remettre le pays dans le cycle des sanctions. 

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Ensuite, d'autres soulignent que si le secteur touristique est indéniablement porteur, le fait pour les femmes de devoir couvrir leur tête en public pourrait constituer aussi un frein à ce développement.

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