Mariage d'envergure entre PSA et Fiat-Chrysler, naissance du quatrième constructeur mondial

- Avec AFP

Mariage d'envergure entre PSA et Fiat-Chrysler, naissance du quatrième constructeur mondial© Daniel ROLAND, Harold CUNNINGHAM Source: AFP
Combinaison des logos de Fiat-Chrysler et de PSA, créée le 30 octobre 2019. (Image d'illustration)

Un mois et demi après avoir rélévé leur projet de fusion, PSA et Fiat-Chrysler ont confirmé ce 18 décembre s'être mis d'accord. Ce mariage donnera naissance au quatrième constructeur automobile mondial et devrait bénéficier aux actionnaires.

Les constructeurs automobiles français PSA et italo-américain Fiat Chrysler ont acté leur mariage le 18 décembre en annonçant la signature d'un «accord engageant» pour créer un nouveau géant mondial dans un secteur automobile en pleine mutation.

Selon un communiqué commun, les deux partenaires ont ainsi signé «un accord de rapprochement engageant» en vue d'une fusion entre égaux de leurs activités «pour former le quatrième constructeur automobile mondial». Le trio de tête sur le marché automobile mondial, en nombre de véhicules vendus, comprend aujourd'hui le groupe allemand Volkswagen, l'alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi et le japonais Toyota.

Des économies d'«environ 40%»

La nouvelle entité, de plus de 400 000 salariés, affichera un chiffre d'affaires consolidé de près de 170 milliards d'euros et des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules, sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

Ce rapprochement apportera «des capacités d’investissement renforcées [...] afin de relever les défis d'une nouvelle ère de mobilité durable» et elle «génèrera des synergies en année pleine estimées à environ 3,7 milliards d'euros, sans fermeture d’usine liée à cette transaction», assurent les deux partenaires. «La réalisation de la fusion devrait intervenir sous 12 à 15 mois».

«Notre fusion est une formidable opportunité de prendre une position plus forte dans l'industrie automobile, alors que nous cherchons à maîtriser la transition vers une mobilité propre, sûre et durable et à offrir à nos clients des produits, technologies et services au meilleur niveau», a déclaré Carlos Tavares, le président du directoire du groupe PSA, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

«C’est l’union de deux entreprises avec des marques emblématiques et des salariés très engagés. Les deux entreprises ont traversé des temps difficiles et sont devenues de grands groupes agiles et intelligents», a commenté pour sa part Mike Manley, PDG de Fiat Chrysler Automobil (FCA).

La société mère de la nouvelle entité sera basée aux Pays-Bas mais restera cotée à Paris, Milan et New York. John Elkann, actuel président de FCA et héritier de la famille Agnelli, présidera le nouveau conseil d'administration, tandis que Carlos Tavares deviendra directeur général du groupe fusionné, selon les deux partenaires. 

Façonner la mobilité du futur, tout en répondant au défi des réglementations sur les émissions de CO2

La fusion permettra des «économies liées aux technologies, aux produits et plateformes» qui «devraient représenter environ 40%» des 3,7 milliards d'euros de synergies, détaillent les deux groupes dans leur communiqué. La nouvelle entité espère aussi réaliser des économies sur les achats (effet d'échelle et alignement sur le meilleur prix, également 40% des synergies). «Les 20% restant proviendront d'autres domaines - marketing, informatique, frais généraux et logistique», selon la même source. 

Ces économies doivent permettre parallèlement «d'investir massivement dans les technologies et les services qui vont façonner la mobilité du futur, tout en répondant au défi des réglementations sur les émissions de CO2», ont souligné les deux groupes. 

Une pluie de dividendes

Par ailleurs, avant la réalisation de la fusion, FCA distribuera à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d’euros, tandis que PSA distribuera aux siens ses 46% dans l'équipementier Faurecia, selon le communiqué. Parallèlement, il est à souligner que la fusion doit encore être soumise au vote des actionnaires des deux constructeurs automobiles.

Ceux-ci avaient annoncé le 31 octobre être tombés d'accord à l'unanimité sur le principe d'une fusion, où les actionnaires des deux groupes se partageraient à 50/50 le capital, au terme de diverses opérations financières, pour former un nouveau géant mondial de l'automobile, sans fermeture d'usine.

L'Etat français, qui s'était opposé à une fusion de Renault avec Fiat sans l'accord de Nissan, s'était déclaré favorable à un tel rapprochement qui permettrait de réaliser les investissements nécessaires à l'avènement de la voiture électrique et du véhicule autonome, qui se chiffrent en dizaines de milliards d'euros.

Lire aussi : Paris et Rome favorables à une fusion de Renault et Fiat-Chrysler

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»