La Russie pourrait boycotter Davos si ses hommes d'affaires en étaient écartés

- Avec AFP

La Russie pourrait boycotter Davos si ses hommes d'affaires en étaient écartés© Denis Balibouse Source: Reuters
Siège du Forum économique mondial, à Cologny, en Suisse (Image d'illustration).

Le Financial Times croit savoir que plusieurs hommes d'affaires russes seraient personae non gratae à l'occasion du Forum de Davos. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a demandé au président de la Confédération hélvétique des explications.

Si ses hommes d'affaires en sont exclus, la Russie n'enverra pas de délégation au Forum de Davos : c'est la mise en garde lancée ce 13 novembre par le Premier ministre russe Dmitri Medvedev alors que plusieurs chefs d'entreprise proches du Kremlin auraient été déclarés personae non gratae à la prochaine édition du Forum économique mondial, qui doit avoir lieu en janvier 2019.

«Si les décisions concernant les représentants d'entreprises russes ne sont pas modifiées, nous devrons prendre la décision de refuser la participation d'entreprises et de hauts fonctionnaires russes au forum de Davos», a assuré Dmitri Medvedev au cours d'une conférence de presse en marge d'une rencontre internationale sur l'avenir de la Libye organisée à Palerme et diffusée à la télévision russe.

Selon le quotidien britannique Financial Times daté du 6 novembre dernier, plusieurs hommes d'affaires russes auraient été priés, sous la pression de Washington, de ne pas prendre part au Forum qui réunit chaque année le gratin économique et politique de la planète.

Parmi les personnes concernées, le magnat de l'aluminium Oleg Deripaska, le patron de la banque publique VTB, Andreï Kostine, et le propriétaire de la société d'investissement Renova, Viktor Vekselberg. Tous trois ont en commun d'être la cible depuis cette année de sanctions américaines et d'être considérés comme proches de Vladimir Poutine.

Jusqu'à présent, ces informations n'ont toutefois pas été confirmées et les organisateurs du Forum de Davos n'ont pas répondu aux demandes de l'AFP. Mais ces informations sont prises très au sérieux en Russie à un moment où ses relations avec les Occidentaux, en particulier avec les Etats-Unis, sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide. Evoquant une «décision très étrange», Dmitri Medvedev a précisé s'être entretenu à ce sujet avec le président de la Confédération helvétique, Alain Berset. «Je lui ai dit que c'est pour nous surprenant, d'autant que c'est une organisation non gouvernementale», a déclaré le Premier ministre russe. Alain Berset, a-t-il dit, lui a répondu qu'il allait «se renseigner».

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