Des entreprises françaises seront présentes à la réouverture de la Foire internationale de Damas

Des entreprises françaises seront présentes à la réouverture de la Foire internationale de Damas Source: AFP
Place Marjeh de Damas en 2016

Suspendue depuis cinq ans à cause de la guerre, la Foire internationale de Damas rouvre cette année avec pour objectif d'attirer les investisseurs du monde entier. Plusieurs entreprises françaises ou allemandes, y participeront.

Pour la première fois depuis cinq ans, la Foire internationale de Damas rouvre ses portes, le 17 août, avec notamment la participation annoncée d'entreprises occidentales issues de pays ayant rompu avec Damas, imposé des sanctions à la Syrie ou soutenu l'opposition.

Parmi ces entreprises figurent des sociétés françaises, britanniques ou allemandes, mais leur participation se fera à titre individuel, selon les organisateurs. 

«Les pays qui ont une attitude hostile à l'égard de la Syrie n'ont pas été invités», a expliqué à l'AFP Fares al-Kartally, directeur des salons et marchés en Syrie. «Mais dans le même temps, nous n'avons émis aucune réserve à l'égard de sociétés ayant exprimé leur désir de participer à la foire, directement ou par le biais de médiateurs syriens», a-t-il ajouté.

La dernière édition de la Foire internationale de Damas s'était déroulée à l'été 2011, quelques mois après le début de la révolte contre le pouvoir. Lancée en 1954, la Foire internationale de Damas se déroulera sur dix jours. Elle se tiendra, comme avant la guerre, à la périphérie de la Ghouta orientale, après «le retour du calme et de la stabilité dans la plupart des régions» de Syrie, souligne Fares al-Kartally. Enclave rebelle à l'est de Damas, La Ghouta est depuis juillet l'une des zones de désescalade.

Préparer la reconstruction économique du pays

«Nous voulons que cette Foire soit le début de la reconstruction» en Syrie, explique Fares al-Kartally, précisant que les 23 pays qui y participent «cherch[ai]ent à s'investir dans ce processus». Ce dernier s'annonce d'ores et déjà comme un défi de longue haleine : la Banque mondiale a estimé en juillet le coût des pertes dues à la guerre à 226 milliards de dollars, soit l'équivalent de quatre fois le PIB de la Syrie avant la guerre.

Les organisateurs de la foire ne cachent pas pour autant leur optimisme. «Il y a un retour de la production», note Fares al-Kartally. D'après lui, 1 500 hommes d'affaires assisteront à l'événement qui sera organisée sur une surface de 74 000 mètres carrés, où 49 pavillons seront répartis. De nombreux secteurs sont représentés, du textile, industrie phare de la Syrie mais laminée par la guerre, à l'agroalimentaire. En 2011, le nombre de visiteurs s'était élevé à 54 000 par jour : cette année, Fares al-Kartally compte sur une participation de 70 000 visiteurs.

Lire aussi : Selon la banque mondiale, la guerre a coûté 226 milliards de dollars à l'économie syrienne

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