Déficit excessif : la France toujours en dehors des clous selon la Commission européenne

- Avec AFP

Déficit excessif : la France toujours en dehors des clous selon la Commission européenne
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et Pierre Moscovici, commissaire européen en septembre 2016, illustration ©JOHN THYS / AFP

Comme en 2016, Bruxelles maintient la France sous surveillance en raison de son déficit qui dépasse toujours les sacro-saints 3% du produit intérieur brut. C'est également le cas de l'Espagne, alors que le Portugal fait figure de bon élève.

La Commission européenne maintient la procédure de déficit excessif à l'encontre de la France ainsi que de l'Espagne. Les deux pays restent en 2016, comme en 2017, toutes deux au-dessus du seuil de 3% du PIB de déficit public, fixé par les règles européennes.

Pour 2018, la France devrait afficher un déficit public de 3,2% du produit intérieur brut (PIB), dans l'hypothèse de travail où la politique économique prévue jusqu'ici reste inchangée. L'Espagne devrait descendre à 2,6%, et passer ainsi en dessous du seuil limite.

Parmi les pays du sud durement touchés par la crise financière de 2008, le Portugal est lui rentré dans les clous, en dessous ces deux années là de la barre des 3%, selon les prévisions de l'exécutif européen. La Commission européenne a par conséquent recommandé la sortie du Portugal de la procédure de déficit excessif.

Quant à l'Italie, également dans le viseur de la Commission européenne pour le niveau élevé de sa dette publique – la deuxième la plus importante après celle de la Grèce parmi les pays de la zone euro – l'exécutif européen a insisté sur le besoin d'appliquer les réformes économiques.

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