La Deutsche Bank vole au secours d'une mondialisation «assiégée»

La Deutsche Bank vole au secours d'une mondialisation «assiégée»© Kai Pfaffenbach Source: Reuters
La mondialisation ne doit jamais être tenu pour acquise selon la Deutsche Bank

La Deutsche Bank a publié une note dans laquelle elle explique que la mondialisation est «assiégée» et en danger. Pour la protéger, la banque allemande estime que ses bénéfices doivent être «mieux expliqués au public».

Le sentiment anti-mondialisation a «déclenché une réaction politique, une révolte anti-establishment, une politique de rage» selon Josh Feinman, l'économiste principal de la branche gestion d'actifs de la Deutsche Bank. Dans une note distribuée à ses clients, il explique que cela a contribué au vote britannique pour sortir de l'UE, à l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis et à la montée des partis populistes et nationalistes à travers l'Europe et dans certaines parties de l'Asie. 

Il ajoute que «l'opposition à la mondialisation n'est pas le seul moteur de ces tendances, mais elle a certainement joué un rôle clé». Selon la banque d'affaires, il n'y pas de place pour le doute : «La mondialisation est assiégée.»

Il concède cependant que l'accroissement des inégalités n'a pas joué en faveur du concept. «Les inégalités ont nettement progressé sur les trois ou quatre dernières décennies, particulièrement dans les économies avancées où les personnes à revenus élevés ont récupéré des gains disproportionnés», avance Josh Feinman, reconnaissant que dans certains endroits, les inégalités ont atteint des niveaux que l'on n'avait plus vus depuis le début du XXe siècle.

Mais le problème est ailleurs pour la banque d'affaires, qui considère que le concept dispose d'un déficit de perception de la part du public : «Les bénéfices de la mondialisation bien que substantiels dans l'ensemble, sont souvent diffus et difficiles à repérer, tandis que les inconvénients, bien que moins nombreux, sont beaucoup plus faciles à identifier et généralement pas compensés.»

La solution est simple pour l'établissement bancaire : «Les avantages doivent être mieux expliqués au public et les risques de l'abandonner plus clairement énoncés». Le banquier conclut, comme un avertissement à sa caste, que la mondialisation «ne doit jamais être tenue pour acquise».

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