Deux millions de comptes factices à l'insu de ses clients : le président de Wells Fargo s'excuse

John Stumpf prête serment devant la commission bancaire du Sénat américain ©Reuters/Gary Cameron
John Stumpf prête serment devant la commission bancaire du Sénat américain ©Reuters/Gary Cameron

Le scandale grossit après la révélation des pratiques frauduleuses de Wells Fargo, la quatrième banque américaine. Afin d'atteindre leurs objectifs, les commerciaux de l'établissement ont ouvert le chiffre faramineux de deux millions de comptes.

«Vous devez démissionner, vous devez rendre l'argent que vous avez gagné, vous devez faire l'objet d'une enquête pénale !». John Stumpf, président de Wells Fargo, a passé un sale quart d'heure devant des sénateurs américains à bout de patience. La banque a ouvert quelque 2 millions de comptes – pas moins – en utilisant les noms de clients sans leur autorisation, parfois avec de fausses signatures.

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John Stumpf a fait valoir que Wells Fargo avait procédé au licenciement de plus de 5 300 salariés qui avaient créé les comptes fictifs afin d'atteindre leurs objectifs.

Mais la commission bancaire du Sénat américain ne compte pas en rester là. «Une caissière qui vole un poignée de dollars est tenue pour responsable, mais les patrons de Wall Stret ne le sont jamais, même lorsque, comme en 2008, ils mettent l'économie à terre», a ainsi dénoncé Elizabeth Warren, sénatrice démocrate connue pour ses prises de positions critiques envers le monde de la finance.

Accablant John Stumpf, la sénatrice a qualifié les pratiques de Wells Fargo de «gigantesque fraude» et l'a exhorté à démissionner. «Je suis terriblement désolé», s'est excusé l'intéressé. «Nous avons failli à nos obligations vis-à-vis de nos clients, de nos employés et du peuple américain», a humblement déclaré le dirigeant de la quatrième banque américaine en termes d'actifs.

Mais John Stumpf a la solution : les comptes bancaires seront recensés et ceux des clients qui ne souhaitent pas conserver ces comptes ouverts en leur nom pourront les clôturer.

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