PSA versera 427 millions d'euros d'indemnités à l’Iran pour les sanctions économiques de 2012

La fin de la politique de sanctions contre l'Iran ouvre de nouvelles opportunités économiques pour la France© Charles Platiau Source: Reuters
La fin de la politique de sanctions contre l'Iran ouvre de nouvelles opportunités économiques pour la France

Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, qui vient de signer un nouveau contrat avec Téhéran grâce à la nouvelle conjoncture, devra monnayer son retour sur le marché iranien pour en faire oublier son départ précipité.

«Le versement d'indemnités à l'Iran est inclus dans le nouveau contrat, mais le contenu de ce contrat reste confidentiel», a annoncé le ministre iranien du Commerce et de l’Industrie, Mohammad Reza Nematzadeh, à l'agence de presse nationale Tasnim.

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En 2012, l’entreprise française avait brutalement rompu ses ventes à l’Iran après l'introduction de sanctions économiques décidées contre la République islamique en raison de ses activités nucléaires.

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Après la signature d’un accord sur le programme nucléaire de l’Iran en juillet 2015, les sanctions ont finalement été levées en janvier 2016. Dans la foulée, PSA n’a pas tardé à annoncer la création d’une entreprise commune avec le constructeur Iran Khodro afin notamment de produire ses voitures directement sur le sol iranien.

«Afin de compenser le fait d’être parti soudainement l’Iran à cause des sanctions» a déclaré dimanche le directeur général de Iran Khodro, Hashem Yekkeh Zare, Peugeot s’est engagé à régler 80 millions d’euros de dettes impayées ainsi que de fournir des pièces détachées de voitures à hauteur de 25 millions d’euros et une ligne de production pour le modèle 207 de la marque valant 11 millions d’euros. Peugeot accordera aussi 311,6 millions d’euros en réductions, dont 140 millions concernant les droits sur la marque pour les voitures estampillées Peugeot. Au lieu de cent euros, «Peugeot recevra trente euros de royalties pour deux millions de voitures» a déclaré Hashem Yekkeh Zare.

Avant son départ du marché en 2012, PSA Peugeot Citroën était la première marque automobile en Iran, où elle enregistrait une part de marché de 30%.

En visite à Paris fin janvier, le président iranien Hassan Rohani avait assuré qu'il était prêt à «tourner la page sur une relation nouvelle entre [les] deux pays», laissant ainsi présager la signature de nouveaux contrats.

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