Jean-Claude Juncker propose de renforcer les liens économiques entre l'UE et la Russie

Jean-Claude Juncker© Francois Lenoir Source: Reuters
Jean-Claude Juncker

Dans un courrier officiel adressé à Vladimir Poutine, Jean-Claude Juncker suggère que des liens commerciaux plus étroits soient créés entre les 28 pays de l'Union européenne et l'Union économique eurasiatique, où la Russie joue un grand rôle.

La lettre écrite après le sommet du G20 en Turquie indique l'importance accordée par Jean-Claude Juncker dans l'entretien de bonnes relations entre l'Union européenne et Moscou, lesquelles selon lui «à [son] grand regret n'ont pas été en mesure de se développer au cours de l'année écoulée». Il a lié cette offre au progrès de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu en Ukraine.

Le président de la Commission européenne a également indiqué qu'il avait mandaté des fonctionnaires européens afin qu'ils étudient les options offertes à l'Union européenne de se rapprocher de l'Union économique eurasiatique.

En savoir plus : L'Union Economique Eurasiatique s'étend jusqu'au Kirghizistan

Le ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevicius s'est dit surpris par la lettre, qui ne reflète pas une vision commune des Etats membres de l'UE et ne fait aucune référence aux sanctions de l'UE contre la Russie «suite à son annexion de la Crimée» et la «détribalisation» de l'Est de l'Ukraine. Une porte-parole de la Commission a confirmé que Juncker avait écrit à Poutine après avoir eu une brève conversation avec lui au sommet du G20, mais a dit qu'il n'a pas fait de nouveaux engagements dans la lettre.

L’UE a imposé des sanctions contre la Russie au printemps 2014 après le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie et le début de la guerre civile dans l’est de l’Ukraine. L’Union européenne entendait ainsi protester contre le soutien présumé de la Russie aux milices rebelles qui combattaient contre le pouvoir de Kiev, issu du coup d’Etat du 22 février. Moscou a toujours démenti être impliqué dans ce conflit et a imposé en retour un embargo sur les produits agricoles venant non seulement de l’Union européenne mais aussi des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Norvège, faisant perdre plusieurs dizaines de millions d’euros aux producteurs agricoles européens.



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