Niger : cinq personnes provisoirement déchues de leur nationalité par décret présidentiel
© X / MalijetUn décret signé par le président nigérien, Abdourahamane Tiani, a provisoirement déchu de leur nationalité l’ancien Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou et quatre autres personnes, poursuivies notamment pour des faits présumés de trouble à l’ordre public et d’intelligence avec des puissances étrangères.
Un communiqué du Secrétariat général du gouvernement du Niger a indiqué que le président Abdourahamane Tiani avait signé, le 17 septembre, un décret portant déchéance provisoire de la nationalité nigérienne de cinq personnes.
Sont concernés l’ancien Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, Amadou dit Ange Barou Chekaraou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni et Boubacar Seyni Souley.
Selon le décret, ils sont poursuivis pour des faits de « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, d’intelligence avec des puissances étrangères, de diffamation par moyens de communications électroniques, de participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la Nation dans le but de nuire à la défense nationale et à la cohésion sociale, d’atteinte à la sûreté de l’État », ainsi que pour des « activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques ».
25 personnes provisoirement déchues de leur nationalité depuis 2024
Avec ce nouveau décret, le nombre de personnes provisoirement déchues de la nationalité nigérienne s’élève à 25 depuis l’instauration de ce mécanisme en octobre 2024, selon l’Agence nigérienne de presse.
Parmi les personnes déjà visées figurent notamment les anciens ministres Hassoumi Massoudou et Alkache Alhada, provisoirement déchus de leur nationalité le 5 novembre 2024 avec cinq autres personnes. Les faits qui leur étaient alors reprochés comprenaient notamment l’intelligence avec une puissance étrangère, la trahison, le complot contre la sûreté de l’État et la diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public.
Aminata Takoubakoye et Djibo Yaya ont, à leur tour, été visés par un décret du 1er avril 2026. Le 11 juin 2026, Mariama Djibrine, alias Mayra, avait elle aussi été provisoirement déchue de sa nationalité pour des faits de diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public, d’incitation à la révolte et d’intelligence avec une puissance étrangère.