«Qu’on tienne compte du peuple» : en RDC, les partisans de la réforme constitutionnelle ont donné de la voix
© RTAu lendemain d’une opération «ville morte» à Kinshasa, visant à protester contre tout projet de réforme constitutionnelle, par crainte qu’il ne permette au président Tshisekedi de briguer un troisième mandat, plusieurs mouvements citoyens ont appelé à défiler ce 5 juin en faveur d’une révision de la loi fondamentale.
Plusieurs rassemblements, emmenés notamment par des pasteurs, ont eu lieu ce 5 juin à Kinshasa afin de défendre un changement constitutionnel dans le pays. « Nous voulons donner la parole au peuple », a déclaré l’un des meneurs, plaidant pour un référendum sur le sujet.
Un plébiscite qui, selon ce membre de la Coalition citoyenne pour la nation, ferait « taire tous les bruits » concernant ce projet de réforme. « Qu’on tienne compte du peuple », a déclaré un autre auprès de notre correspondant.
Le 4 juin, Kinshasa se réveillait au ralenti, à l’occasion d’une opération « ville morte » lancée à l’appel de plusieurs partis d’opposition réunis au sein de la coalition C64. Ceux-ci entendaient protester contre les projets de révision constitutionnelle, redoutant notamment qu’une modification de la loi fondamentale puisse permettre au président congolais Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019, de briguer un troisième mandat. Une accusation rejetée par la majorité présidentielle.
Cette journée ville morte avait été saluée sur les réseaux sociaux, par des responsables de la coalition C64, comme une démonstration de force face au pouvoir. Inversement, la journée avait été présentée comme un échec par des proches de la majorité.